Motocultor 2025 : le 2ème jour

Motocultor 2025 : un vendredi à plein régime – Jour 2
🔥 Lecture rock’n’roll : 16 min chrono

On retrouve Thierry et Clément pour cette deuxième journée du Motocultor 

Deuxième jour au Motocultor 2025 et déjà l’impression d’un marathon. Trente groupes au programme et une météo encore au beau fixe : soleil implacable, nuages de poussière soulevés par les circle pits et les wall of death.
Avec Clément nous avons couvert quinze concerts — un échantillon dense à l’image de la richesse de cette journée.

Des visages noircis de Houle à la rage militante de To The Grave, du post-metal immersif de Vestige aux envolées gothiques de Lacuna Coil, en passant par les murs de guitares de Kerry King ou les ambiances glacées de Dimmu Borgir, chaque scène a imposé son univers.

 Houle | Dave Mustage – 12h45 – Thierry & Clément

Le temps de traverser le site de Kerampuilh que les premiers riffs résonnent déjà sur la Dave Mustage.

Il est à peine 12h45 quand Houle ouvre cette deuxième journée, face à un public déjà compact et curieux. Formé à Paris en 2021, le groupe puise son inspiration dans l’immensité des océans, traduisant en musique le combat de l’homme face aux forces transcendantes de la nature.

Sur scène, cette thématique est immédiatement palpable : les musiciens apparaissent maquillés de noir, vêtus de marinières, entourés d’un décor marin où se distinguent filets de pêche, lampes tempête et même une barre de navire fixée sur la batterie. Une scénographie simple mais évocatrice qui ancre l’identité du groupe.

Musicalement Houle déploie un black metal mélodique aux riffs acérés et aux atmosphères enveloppantes. Les morceaux alternent entre furie brute et passages plus contemplatifs créant une tension permanente entre chaos et accalmie. La voix d’Adsagsona , tantôt criée tantôt plus posée se fond dans cette trame sonore immersive.

Les riffs taillés dans un mélodique volontiers entêtant s’appuient sur une rythmique précise qui donne à chaque morceau son élan et sa cohésion. La basse dessine des contre-chants qui accrochent l’oreille. Plutôt que de forcer l’opposition « tempête / accalmie », le groupe travaille la progression : motifs qui se resserrent, tensions qui montent, plages plus dépouillées où la voix garde la main.
Une belle prestation de Houle pour débuter ce deuxième jour, un set solide, tenu de bout en bout, une vraie identité musicale qui montre que leur univers marin n’est pas un simple décor mais le cœur même de leur expression.

Les impressions de Clément :

Si un horaire si tôt dans la journée et en plein soleil ne rend pas forcément hommage à l’atmosphère visée par le groupe, la prestation n’en reste pas moins prenante. Pas de furie excessive, mais une intensité retenue — les nappes sonores, les riffs filés et les cris  contrôlés ont dessiné une ambiance marine presque tangible.

Vestige | Massey Ferguscène – 13h30 – Thierry

La montée en puissance se confirme

Découverts il y a un peu plus d’un an lors d’un concert au Salem, Vestige poursuit son ascension fulgurante. Depuis leur signature chez Season of Mist et la sortie de leur premier album Janis (un nouveau est en préparation), les Français enchaînent les dates et imposent une identité sonore marquée.

Sur scène, le groupe déploie une alchimie sensorielle mêlant shoegaze, grooves djenty et sensibilités post-metal, un peu de Deftones par ici, d’Alcest par là, de Loathe, d’After the Burial,…  Théodore alterne avec aisance chant clair et growls puissants. Derrière lui, Quentin impulse une puissante dynamique, chaque frappe semblant guider le souffle du groupe. Les guitares de Thomas et Théodore, tantôt acérées tantôt suspendues tissent ce relief sonore caractéristique de Vestige entre tension et mélancolie. Pierre-André impulse une assise rythmique énergique et fait preuve d’un bon jeu de scène. La prestation confirme la maturité grandissante du groupe et un rapport au public de plus en plus affirmé. Vestige ne cesse de convaincre et s’impose comme l’une des révélations les plus prometteuses de la scène française actuelle.

Benighted | Dave Mustage – 14h15 – Clément

Ah Benighted… Toujours un plaisir de voir la formation emmenée par le brave Julien Truchan sur scène. Ici, très peu de place pour la philosophie, on préfère débattre à grands coups de blast-beats, riffs acérés et pig squeals. Le tout dans une ambiance bon enfant et un chaos jubilatoire. Au vu de l’ambiance dans le pit, on ne peut que confirmer la place de Benighted comme légende de la scène française et l’un des dignes représentants de la scène extrême hexagonale à l’étranger.

Sublime Cadaveric Decomposition | Supositor Stage – 15h00 – Clément

Sans détour, SCD a déchargé une rafale de grindcore bestial : riffs ultra rapides, breaks saccadés, vocaux gutturaux, murs sonores écrasants. Un set cruel et primitif qui a réussi à retourner le pit, les cervicales, et les sinus grâce aux nuages de poussière, en clair, Une baston sonore sans concession qui a plu aux amateurs du genre.

Heriot | Dave Mustage – 15h45 – Thierry

Avec Heriot, la Dave Mustage a pris un virage brutal et sans concession. Formé en 2014 et propulsé sur le devant de la scène depuis leur EP Profound Morality, le quatuor britannique incarne aujourd’hui une des figures montantes du metal extrême moderne.

Leur musique est un alliage corrosif de metalcore, sludge et hardcore, saturé de distorsions et de rythmes syncopés. Le double chant de Debbie Gough et Jake Packer est l’arme maîtresse du groupe : elle, magnétique et tranchante, lui, guttural et massif, les deux voix s’entrechoquent pour créer un mur sonore intense. Debbie guitare en main, attire les regards par son énergie et son charisme, véritable point focal du set.

Musicalement, Heriot ne laisse aucun répit : riffs écrasants, patterns rythmiques martelés, cassures soudaines et accélérations fulgurantes plongent la fosse dans une atmosphère suffocante. Le public, d’abord curieux, s’est rapidement laissé happer, oscillant entre headbanging instinctif et mouvements plus désordonnés au gré des breakdowns.

En 45 minutes, Heriot a imposé sa marque et confirme pourquoi la presse britannique les qualifie déjà de « meilleur nouveau groupe metal du Royaume-Uni ».

HERIOT - At The Fortress Gate (OFFICIAL VIDEO)

HERIOT – At The Fortress Gate (OFFICIAL VIDEO)

To The Grave | Supositor Stage – 17h25 – Thierry

Le deathcore australien s’est invité en Bretagne avec To The Grave, formation originaire de Sydney qui s’impose depuis quelques années comme l’un des porte-étendards du genre. Dès l’entrée en scène, le ton est donné : leur chanteur, masqué d’une tête de cochon, installe un climat oppressant qui ne quittera plus la Supositor Stage.

Musicalement, le groupe ne fait aucun compromis. Riffs massifs, breakdowns implacables, vocaux gutturaux dévastateurs. To The Grave déroule une formule deathcore moderne sans fioriture, d’une efficacité redoutable. Le public ne s’y est pas trompé : circle pits, pogo et wall of death se sont succédés, transformant la fosse en champ de bataille sonore.

Moins sensible à ce style ultra-radical, je dois reconnaître tout de même l’impact scénique du groupe et la conviction avec laquelle il défend ses idées. Car derrière la brutalité se cache un propos plus profond : le quintet porte un discours militant en faveur des droits des animaux et contre la surconsommation, thématiques qu’il martèle avec autant de rage que ses breakdowns. Une cohérence parfaite entre le visuel, le fond et la forme, qui donne à leur show une dimension à la fois viscérale et politique.

Benediction | Dave Mustage – 187h25 – Clément

Les vétérans du death metal britannique sont venus rappeler que l’âge d’or n’est jamais loin. Benediction a offert une prestation solide, rugueuse mais maîtrisée, avec des classiques bien placés. Parmi les morceaux phares du groupe, on a eu plaisir à retrouver “A Carrion Harvest”, ou encore “The Dreams You Dread”. Même avec un son parfois inégal, c’était un véritable plaisir de voir pour la première fois Benediction sur scène.

The Gorge | Masey Ferguscène – 18h15 – Thierry

Belle surprise de cette deuxième journée : The Gorge, que je découvrais pour la première fois, a livré un set intense sur la Masey Ferguscène. Le quatuor originaire de Saint-Louis (Missouri) déploie un metal technique à la croisée du math metal et du djent, avec une dimension progressive qui renforce la richesse de leur univers.

Très puissant, leur musique repose sur des plans de guitare complexes, une signature rythmique élaborée et des riffs entêtants qui alternent avec des mélodies finement travaillées. La part belle est souvent laissée aux instruments et l’ensemble captive autant par sa précision que par son énergie brute.

Petit bémol personnel, un chant assez monocorde hérité directement des racines hardcore du groupe qui m’a un peu moins convaincu. Mais cela n’enlève rien à la qualité globale d’une prestation solide, qui a marqué comme l’une des belles découvertes de ce Motocultor 2025.

THE GORGE - A Decision Was Made - Live Session

THE GORGE – A Decision Was Made (Live Session)

Darkenhöld | Supositor Stage – 18h15 – Clément

Darkenhöld a apporté une touche plus sombre, plus mystique : un black metal imprégné de légendes médiévales, avec riffs tranchants, atmosphères épiques et chant tremblant. Aux antipodes d’un black metal bestial et misanthrope, on retrouvait ici une énergie plus épique et transcendante. Le rendu, assez homogène, a séduit par sa constance et sa cohérence de style. Un véritable plaisir pour moi que de voir ce groupe que j’affectionne depuis des années.

Lacuna Coil | Dave Mustage – 19h10 – Thierry & Clément

Icônes du metal gothique, les italiens de Lacuna Coil ont livré à Carhaix un concert solide, maîtrisé et sincère. Cristina Scabbia et Andrea Ferro, fidèles à leur complicité vocale, se sont partagés la scène avec un équilibre quasi instinctif. La première insuffle émotion et justesse à chaque ligne de chant, le second renforce la tension des passages les plus sombres.

Le groupe défendait son dernier album, The Sleepless Empire, paru en février 2025, dont plusieurs titres — Gravity, Never Dawn, I Wish You Were Dead ou Hosting the Shadow — se sont parfaitement fondus aux classiques Heaven’s a Lie et Enjoy the Silence. Ces nouveaux morceaux plus directs et aux sonorités modernes traduisent l’évolution d’un groupe qui continue de se réinventer sans trahir son ADN.

Malgré un léger problème de micro en début de set, Cristina Scabbia a rapidement retrouvé toute sa puissance. Sa voix claire, toujours aussi expressive, contraste avec les interventions rageuses d’Andrea Ferro offrant ce dialogue caractéristique du groupe.

Après plus de vingt ans de carrière, Lacuna Coil conserve cette capacité rare à fédérer au-delà des générations. La setlist a rappelé la richesse de leur parcours entre ancrage gothique, incursions plus modernes et refrains intemporels. Une belle performance de ce jour 2.

Klone | Massey Fergus’cène – 20h05 – Thierry

Les Poitevins de Klone ont offert une respiration bienvenue dans la densité de cette deuxième journée. Leur metal progressif, entre rock atmosphérique et post-metal, privilégie la nuance à la démonstration. Chaque titre semble pensé comme une onde, évoluant lentement, porté par des textures sonores riches et organiques.

Le groupe a construit un set de 50 minutes équilibré mêlant extraits du dernier album « The Unseen » paru chez Pelagic Records et morceaux phares des précédents disques. La voix claire et expressive de Yann Ligner (très souriant et communiquant avec le public) s’élève au-dessus de guitares aériennes, tissant cette tension caractéristique entre lumière et introspection.

Derrière les fûts, Morgan Berthet rappelle pourquoi il compte parmi mes batteurs préférés : un jeu d’une fluidité exemplaire, capable d’allier précision chirurgicale et sens du relief. Sa maîtrise donne à chaque transition une dynamique naturelle sans jamais tomber dans la démonstration.

Le public s’est peu à peu laissé happer par cette atmosphère en clair-obscur. Sous le chapiteau de la Massey Ferguscène, Klone a suspendu le temps — une performance sobre, élégante, où chaque silence résonnait autant que les notes.

Kerry King | Dave Mustage – 21h00 – Thierry & Clément

Voir Kerry King c’était une première pour moi, je ne l’avais jamais vu en live ni dans Slayer ni dans son projet solo. Et le résultat ne m’a pas déçu : puissance brute et line-up solide taillé pour la scène. Autour du guitariste iconique, on retrouve Paul Bostaph (batterie, ex-Slayer), Phil Demmel (guitare, ex-Machine Head), Kyle Sanders (basse, ex-Hellyeah) et Mark Osegueda (chant, Death Angel). Dès les premiers riffs le ton est donné : un son massif, tranchant qui ne laisse aucun répit. La setlist navigue entre les compositions du premier album et les classiques hérités de Slayer, déchaînant une fosse qui attendait ce moment avec ferveur. Les titres phares du nouvel opus trouvent rapidement leur place aux côtés des incontournables « Disciple », « Raining Blood »…  Sur scène la machine est irréprochable, chaque musicien assurant sa partition avec maîtrise et énergie. Si certains regrettent un show un peu trop calibré et sans grande surprise il n’en reste pas moins un moment fort du Motocultor 2025 porté par un son massif et une exécution implacable.

Les impressions de Clément :

Le maître du riff thrash est apparu comme un ouragan (c’est cadeau, ça me fait plaisir) sur la scène principale. Alternant entre hommage à Slayer et compositions personnelles, le cousin de Gimli a délivré un set à l’américaine, puissant, carré et millimétré. Si je ne suis pas un grand fan de thrash, c’est toujours quelque chose de se trouver derrière l’objectif, à quelques mètres seulement d’une légende pareille.

Kerry King Setlist Motocultor Festival 2025

Kerry King – Setlist (Motocultor 2025)

Kerry King - Residue (Official Music Video)

Kerry King – "Residue" (Official Music Video)

Tribulation | Suppositor Stage – 22h15 – Thierry

La nuit tombée, Tribulation a transformé la Suppositor Stage en cathédrale gothique. Maquillés comme des spectres échappés d’un vieux film d’horreur italien, les Suédois ont livré un concert à la fois théâtral et envoûtant, entre death metal mélodique et rock occulte.

Le set, largement tiré de l’album « Sub Rosa In Æternum » (sorti  en Novembre 2024) s’ouvre sur The Unrelenting Choir et Tainted Skies, portés par la voix claire et sépulcrale de Johannes Andersson. Autour de lui, les guitaristes Adam Zaars et Joseph Tholl arpentent la scène et multiplient les poses. Les lumières sculptent leurs silhouettes et renforcent cette ambiance mystique à mi-chemin entre messe noire et drame baroque.

Les titres Nightbound, Melancholia ou Strange Gateways Beckons rappellent combien Tribulation a su faire évoluer son style sans jamais perdre son identité. Plus aéré mais toujours habité, le son laisse respirer les mélodies et installe une tension hypnotique.

Dans la pénombre bretonne, le groupe a imposé une esthétique totale,… vraiment un très bon concert dans un style complétement différent de Kerry King que je venais de couvrir.

Tribulation Setlist Motocultor Festival 2025

Tribulation – Setlist (Motocultor 2025)

Dimmu Borgir | Dave Mustage – 23h00 – Thierry

Place aux Norvégiens de Dimmu Borgir, attendus comme l’un des temps forts du festival. La grande scène s’est transformée pour l’occasion en véritable château noir, avec arches, flammes et colonnes de fumée : une scénographie taillée pour leur univers.

Shagrath et ses acolytes imposent une mise en scène spectaculaire où chaque morceau devient une fresque théâtrale. Le set commence avec Puritania. Le ton est donné : rythmique implacable, claviers orchestraux, visuels millimétrés. Shagrath, au centre, impose son charisme glacial tandis que Silenoz et Damage occupent les avant-postes. Victor Brandt à la basse n’est pas en reste multipliant les poses et haranguant la foule. Gerlioz enveloppe le tout de nappes sombres et d’arrangements symphoniques précis et Daray impulse un tempo irréprochable. La setlist, puisée dans l’ensemble de leur discographie, s’apparente à un best-of assumé : Interdimensional Summit, Gateways, Stormblåst, The Serpentine Offering, Progenies of the Great Apocalypse… jusqu’à l’incontournable Mourning Palace pour conclure. Peu de place à la surprise, mais une exécution sans faille et avant tout une claque visuelle.

Dimmu Borgir Setlist – Motocultor Festival 2025

Finntroll | Bruce Dickinscène – 23h00 – Clément

Finntroll a ramené sa folie folk-black à Carhaix. Entre accordéons macabres, chants gutturaux et refrains guerriers, un véritable folklore maléfique était sur scène pour terminer cette fin de soirée. Le public était venu en nombre, et les trolls de la forêt ont visé juste avec ce set, qui donnera satisfaction à toute la foule.

Forbidden | Supositor Stage – 00h20 – Clément

On termine cette deuxième journée avec les trasheux de Forbidden. Ils n’étaient pas venu en France depuis plus de 15 ans et terminaient leur tournée européenne au Motocultor. La fosse devant la scène de la Supositor Stage est malheureusement un peu clairsemée le public s’étant déjà positionné devant la Dave Mustage pour le concert de Carpenter Brut.
Forbidden
a livré un set efficace avec 3 titres de l’album « Twisted into Form » sorti en 1990 et réédité en 2008 avec Infinite qui ouvre le set, suivi de Out of Body (Out of Mind) et Step by Step; puis viennent Forbidden Evil, March into Fire, Chalice of Blood et Through Eyes of Glass de l’album « Forbidden Evil » sorti en 1988 … Ils joueront aussi leur nouveau morceau Divided By Zero sorti il y a tout juste 3 mois. Une belle performance, avec des solos des gratteux Craig Locicero et Daniel Mongrain très réussis, une belle performance vocale de Norman Skinner qui alterne chant guttural et haut perché, et une assise rythmique sans fioriture de Matt Camacho à la basse et de Chris Kontos au drums.

Il est temps pour moi  de regagner ma tente, gratter quelques heures de sommeil et espérer ronfler avant le début du Macumba ou poursuivre jusqu’au petit matin.

FORBIDDEN - Divided By Zero (Official Video)

FORBIDDEN – Divided By Zero

Sous un ciel toujours chargé de poussière et de lumière les festivaliers ont navigué d’une scène à l’autre comme dans un labyrinthe sonore où chaque groupe apportait sa propre teinte. 
Cette deuxième journée laisse l’impression d’un festival arrivé à maturité. Les visages fatigués mais souriants à la sortie du site témoignaient d’une même chose, le Motocultor 2025 continue de grandir sans trahir son esprit. Demain, d’autres ambiances prendront le relais, mais ce vendredi 15 août 2025 était encore une bien belle journée.

Retrouvez le report du Jour 1 ici