Après une première journée brûlante, Cercoux a repris vie pour un deuxième jour tout aussi intense. Entre découvertes locales et têtes d’affiche confirmées, Clément nous plonge dans cette journée éclectique du 666 Festival 2025.
Deuxième jour sous la chaleur de Cercoux
Après une nuit inexistante, merci aux voisins de camping qui ont abusé de poudre blanche magique et autres artifices et ont littéralement fait chier la moitié du camping, me voilà à déambuler dans Cercoux à 06h45 du matin. La petite bourgade a retrouvé son calme habituel pour les quelques heures restantes avant que l’armée de furieux encore endormis pour le moment ne reprenne ses esprits et se dirige vers le site du festival. Le temps de prendre une douche (légèrement fraîche) et de faire une courte sieste devant le van de mon pote Wil, il est déjà l’heure pour moi de me diriger au sonar en direction des scènes, pour une journée qui s’annonce elle aussi chargée.
Overcharger ouvre la journée
La journée s’ouvre avec Overcharger, petite « surprise locale », le groupe insuffle un vent de fraîcheur garage/metal à cette première tranche du samedi. Pas de fioritures, juste un set court mais impactant pour réveiller les cervicales encore endormies. Une mise en bouche honnête, sans prétention, mais qui fonctionne.
Dirty Dogz
Un rock’n’roll à l’ancienne, descendant directement de ses aînés australiens. Si la recette est déjà vue et revue, Dirty Dogz nous livre un set sans faute qui sent le soleil et donne envie de descendre des Bud fraîches avec les copains, une très belle entrée en matière.
Th3ory
Th3ory prend le relais dans une veine radicalement différente. Ici, le groupe essaie de nous inclure dans son atmosphère futuriste, atmosphère appuyée par leur accoutrement créant de véritables personnages de scène, sans tomber dans le kitsch. Les riffs sont ciselés, la rythmique marquée, et la prestation est remarquable dans sa globalité. Une belle découverte pour commencer la journée et monter en intensité.
Eight Sins
Dans une bonne humeur et une énergie rare, Eight Sins prend complètement possession du festival. Un véritable plaisir d’être témoin de ce set qui mélange énergie & puissance, le tout sans se prendre au sérieux. Entre les riffs teintés de thrash old-school & la rythmique marquée qui pousse au mouvement des cervicales, tous les éléments sont réunis pour agiter de la plus belle des manières le pit qui jusque là était un petit peu timide.
Eight Sins – Last Action Zero [Official Music Video]
Nightmare
Vient l’heure de Nightmare, l’un des groupes français les plus anciens à se produire puisque sa création remonte à la fin des années 70. Bien évidemment le style et le son ont évolué depuis cette époque, et aujourd’hui vient nous défendre un heavy extrêmement bien exécuté techniquement, sublimé par la présence de Barbara au chant. Un vrai plaisir de voir Nightmare pour la première fois et une belle confirmation de ce que j’avais pu écouter au préalable.
Fu Manchu
Ambiance stoner rock californien avec Fu Manchu. Les compositions sont lentes, lourdes mais gardent vraiment ce côté groovy. Le son des guitares fuzz est toujours aussi agréable à entendre dans les mains des californiens qui avaient retourné la Valley l’année dernière. Si la scénographie est minimaliste, on est immédiatement transportés dans les chaudes étendues californiennes, avec l’impression d’être lancés à toute vitesse au volant d’une grosse cylindrée. Je ne suis vraiment pas un habitué du stoner, mais quelle claque!
Shaârghot
Après une brave pause, imposée par mon amour pour Tagada Jones et le fait que j’ai shooté Mass la semaine dernière au SYLAK (t’es allé lire mes reports du SYLAK? Va lire mes reports du SYLAK), nous voilà directement devant Shaarghot pour ce dernier concert de la journée. À en voir le nombre de festivaliers qui se sont fait Shaârghoter… On sent que le set va bien se passer! Si c’est probablement l’un des groupes les plus durs à photographier… Il n’en reste pas moins un véritable monument ainsi qu’un plaisir à voir sur scène. Dans une ambiance apocalyptique, appuyée par une scénographie et des lumières chaotiques et un son mêlant indus et techno, les parisiens viennent clôturer de la plus belle des manières cette deuxième et déjà avant dernière journée du festival.
Shaârghot – Live at Hellfest 2025 (ARTE Concert)
La fatigue se faisant ressentir, il est désormais l’heure pour moi de rejoindre ma base arrière, enfin plutôt le coffre de ma bagnole pour éviter le même drame que la nuit précédente. On retiendra de cette journée une programmation toujours aussi éclectique mais qui réussi habilement à faire cohabiter les scènes locales, émergentes avec les grands noms de la scène française et internationale. Sur le site, la circulation est fluide et les choix en matière de restauration sont toujours aussi appréciables. On notera tout de même l’absence d’un point d’eau en zone concert, l’ajout de brumisateurs pour lutter contre la chaleur est vraiment le bienvenu, mais devoir tout traverser pour juste un verre d’eau… un peu désagréable. Niveau organisation, rien à redire, c’est fluide, que ce soit pour entrer sur le site ou au niveau enchainement des concerts. Assez peu d’attente pour les bars est à prévoir, le 666 confirme sa place de festival tout à fait cohérent, où il fait bon venir. À très vite pour le dernier épisode de cette édition 2025.




































