Sylak 2025 : l’apothéose dominicale

Live report Sylak 2025 jour 3 dimanche
🔥 Lecture rock’n’roll : 7 min chrono

Live report SYLAK 2025 – Dimanche

Dernier round à Saint-Maurice

On y est, dernière journée de cette superbe édition 2025! Après deux journées bien chargées, la troisième se présente toute aussi dense. Il n’est toujours pas midi et nous sommes déjà sur le site, prêts à en découdre. Que nous réserve la prog pour cette dernière ? On vous invite à la découvrir ou la revivre avec nous à travers cet article.

WITCHORIOUS

Le trio parisien Witchorious aura l’honneur de lancer les hostilités pour la dernière! À travers leur doom plutôt psyché les franciliens arrivent à poser une atmosphère pesante. On retrouve Antoine à la guitare/ chant, Lucie à la basse/chant ainsi qu’au thérémine (tu ne sais pas ce que c’est ? va donc te cultiver, c’est intéressant et ça sort de l’ordinaire) et Paul derrière les fûts. Un set très maitrisé dont émane une grande maturité et qui a reçu un chaleureux accueil de la part du public. Une très belle manière d’attaquer la journée!

LAST ADDICTION

Support Your Local Artist Krew prend tout son sens quand on voit la quantité de groupes locaux qui auront défilé devant nous au cours de ces trois jours, Last Addiction en fait partie. La formation de post-hardcore est elle aussi originaire de la banlieue de Saint-Etienne! Alliant des sonorités plutôt modernes à des influences metalcore old-school, le quintet lyonnais propose un set efficace qui ravit la foule de plus en plus nombreuse.


KNUCKLE HEAD

La journée est déjà bien entamée et s’avance devant nous un duo, Knuckle Head composition assez rare sur la scène metal, mais pourquoi pas. La batterie est rapprochée pour mettre en avant Joctan, batteur plus que charismatique, aux côtés de Jack, guitariste et chanteur. L’univers musical est assez loin de ce que j’apprécie, mais j’affectionne les groupes qui se démarquent de par leur style unique. Et des alsaciens qui font de la dark country, ça ne court pas les rues. La scénographie est assez simple mais renforce le cadre déjà bien planté par un jeu de guitare technique, des coups de boutoir et un chant puissant. Jock viendra s’entamer une quille de rouge, clope au bec au milieu du set, rock’n’roll bébé.

IMPERIAL TRIUMPHANT

À voir les visages des non initiés devant le set des américains, je crois qu’Imperial Triumphant a tapé dans le mille. Tu ne connais pas? Assieds-toi que je t’explique. Ouais, en fait ça va être compliqué à t’expliquer car il faut le vivre. Ce n’est ni rassurant, ni accueillant. Une arrivée sur scène sur la musique d’Orange mécanique, des tenues inspirées d’un certain thriller des années 30 (Metropolis, de Fritz Lang). Niveau sonore, il faut arriver à rentrer dedans, et j’avoue, c’est compliqué. Déjà car la musique elle même l’est, et qu’il faut une oreille assez avertie pour noter toutes les subtilités qui composent l’oeuvre de ce groupe. Un mélange de black/de post jazz/ de death technique, avec des cuivres… Si la complexité fait peur, l’exécution et la maitrise parfaite du trio new-yorkais le font tout autant. Une expérience à vivre, on sort de là, et on ne sait pas. On ne sait pas si on aime, on déteste, on comprend, ou pas, mais une expérience qui marque.

IMPERIAL TRIUMPHANT - Lexington Delirium (feat. Tomas Haake) (OFFICIAL VIDEO)


IMPERIAL TRIUMPHANT – Lexington Delirium (feat. Tomas Haake)

THE BRAINS 

Malgré le nom, on s’oriente vers quelque chose de beaucoup moins cérébral mais beaucoup plus audible pour le commun des mortels. Les québécois de The Brains viennent défendre leur punk rock aux très fortes teintes de rockabilly. On notera la présence d’une contrebasse, véritable apport dans la structure rythmique des morceaux. Si le jeu de guitare n’est pas absolument parfait, The Brains ont réussi leur prestation et délivré un set plaisant à regarder qui aura ravi la foule plutôt d’humeur festive après ça.

THE CHISEL

Venus tout droit de Londres, les perfides anglais de The Chisel se présentent à nous comme les dignes descendants des groupes emblématiques de punk à la sauce anglo-saxonne. Recette simple, aux teintes de Oï!, un set bien exécuté qui donne envie de descendre de robustes pintes de blonde et d’envoyer des parpaings dans un pub (ou dans le pit, à défaut d’avoir une taverne de Camden sous la main).

SUFFOCATION

Poursuite de la violence avec Suffocation, les américains reviennent fouler la scène du SYLAK après quelques années d’absence et leur volonté de poursuivre sur leur lancée destructrice du Hellfest 2024 se fait ressentir. Pas de place pour l’approximation, ici on joue fort, on joue vite mais on joue bien. Un tempo qui ne laisse aucun répit à l’auditoire, accompagné de riffs qui arrachent les cervicales, pas de doute on est bien dans un death metal tout ce qu’il y a de plus efficace: bête et méchant à souhaits, nous on adore.

ORANGE GOBLIN

Dernier round pour les monuments du stoner anglais, qui tirent cette année leur révérence en amorçant leur tournée d’adieux. Malgré quelques problèmes de son, la performance de Orange Gobelin est vraiment puissante et on ressent dans le regard du chanteur à la fois l’émotion de revoir son public pour l’une des dernières fois, mais aussi la fierté d’arriver à fédérer les générations, des années après les débuts. Côté public, on a bien à coeur de rendre au groupe ce qui est offert sur scène et c’est beau à voir. Un set qu’on trouvera trop court, mais que c’était beau.

MASS HYSTERIA

Plus besoin de présenter ce groupe français emblématique qui a lui aussi traversé les générations. C’est avec une scénographie travaillée que Mass Hysteria occupe la scène en tant qu’avant dernier groupe du festival. Un set qui mélangera anciens et nouveaux morceaux avec des sonorités plus ou moins modernes. Un set légèrement écourté avec pour temps fort la montée des enfants sur la scène, des souvenirs qui les marqueront à vie.

DIMMU BORGIR 

Après une longue attente due à de lourds problèmes techniques du côté du groupe, attente comblée par les bénévoles de la sécu qui occuperont la foule tant bien que mal, les légendes du black norvégien, emmenés par Shagrath font leur apparition sur scène. Si l’attente et l’heure tardive ont fait fuir un nombre non négligeable de festivaliers, la foule est tout de même massée devant cette estrade travaillée, représentant des ruines, au milieu desquelles trône la batterie magistrale de Daray. Une attente qui en valait le coup, je pourrais passer une heure à vous raconter à quel point voir Dimmu Borgir est incroyable, mais je vous inviterai plutôt à aller les voir et vous faire votre avis par vous même. Le jeu de lumière est fantastique (même s’il est infernal en début de set pour un photographe) et plonge l’auditoire dans une ambiance sombre et mystique sans toutefois tomber dans le kitsch de l’éternel combo rouge/fumée/strobes. Que dire de la performance du groupe si ce n’est que le son était tout bonnement incroyable, permettant une immersion totale dans la grande apocalypse. Et la setlist, fantastique, en même temps tu commences par « Puritania » et termines par « Mourning Palace » Je pourrais continuer longtemps encore, mais merci le SYLAK d’avoir programmé Dimmu en TA, mille fois.

Dimmu Borgir - Mourning Palace - Live at Wacken Open Air 2025

DIMMU BORGIR – Mourning Palace (Live at Wacken 2025)

 

Que dire pour conclure si ce n’est un grand bravo, et merci aux artistes, organisateurs et bénévoles pour une (autre) magnifique édition, le SYLAK est un festival où il fait toujours bon de venir et où nous reviendrons avec grand plaisir l’année prochaine.
Until then, stay trve

Vous avez manqué nos live reports des jours précédents ?

Jour 1
Jour 2