AKIAVEL – ScelestVs – 2026
Chronique de PK
Né en 2018 dans le sud-est de la France, Akiavel est un groupe sacrément prolifique puisqu’il compte déjà à son actif quatre albums, auxquels vient s’ajouter ce nouvel EP contenant quatre nouveaux titres, ainsi qu’un morceau live.
Auré d’Akiavel sur scène – Photos : Thierry Bouriat / My Rock Revolution
Cet EP marque aussi l’arrivée de Ranko à la batterie, qui vient remplacer Butcher, lequel a cédé sa place pour des raisons personnelles et professionnelles.
Si son prédécesseur était déjà très bon, Ranko n’est pas un inconnu parmi les batteurs de metal français, puisqu’il compte à son actif des participations prestigieuses au sein de groupes comme Svart Crown, Otargos, ACOD ou encore, pour les plus anciens d’entre nous, les mythiques Artefact.
Le moins que l’on puisse dire à l’écoute de ScelestVs, c’est que ce recrutement est de bon augure et que l’alchimie entre les quatre membres fonctionne parfaitement. Blood Is My Mirror ouvre les hostilités avec des sonorités mélangeant habilement des influences comme Carcass ou Arch Enemy période Angela Gossow. La référence n’est pas anodine puisque Auré dégage une technique vocale et une puissance similaires à l’ex-chanteuse allemande.
Côté riffs, c’est acéré et efficace, avec des rythmiques tranchantes et parfois un peu plus de mélodie, mais jamais trop longtemps, et c’est très bien comme ça !
En tout cas, ils savent gérer leurs compositions pour laisser le temps à l’auditeur de reprendre son souffle entre deux blast beats. Say My Name contient un pont mélodique un peu plus long, soutenu par quelques nappes de synthé, avant de repartir sur une rythmique death/thrash et de nouveau un blast.
La pochette, une nouvelle œuvre de Førtifem, déjà responsable du visuel du dernier album, est très belle. Toute en nuances de rouge et noir, elle nous invite à découvrir les légendes urbaines en rapport avec des figures féminines qui sont au centre des paroles.

Tracklisting
Face A
- Blood Is My Mirror
- Split Smile
Face B
- Say My Name
- Dance With Monsters
- Daddy Defiled Me – Live
D’une durée d’une vingtaine de minutes, ScelestVs s’écoute avec un réel plaisir et perpétue la tradition du death mélodique du début des années 2000, en y injectant également quelques touches plus proches du death/grind. La fin de Say My Name est vraiment un pur régal.
J’éprouve à son écoute un sentiment de nostalgie, mais aussi de fierté, car il est toujours plaisant de constater qu’une fois de plus la scène musicale française n’a pas grand-chose à envier aux autres. Merci Akiavel pour cet excellent EP et vivement la suite !
Akiavel – Dance With Monsters
Retrouvez aussi la chronique de Golden Wounds de Messalina par PK sur My Rock Revolution.
VERYCORDS Marine Honoré





