Nancy en fusion pour le Heavy Week-End

alt="Affiche officielle du Heavy Week-End 2025 à Nancy avec Slipknot, Dream Theater, Powerwolf, Mass Hysteria et Europe"
🔥 Lecture rock’n’roll : 6 min chrono

Trois jours d’électricité pure ont secoué l’amphithéâtre du Zénith de Nancy, désormais haut lieu du heavy metal en juin. Pour cette deuxième édition en plein air, le Jour 1 donne le ton : riffs old school, pyrotechnie et shows millimétrés. Entre Vandenberg, Battle Beast, Saxon et Powerwolf, la capitale lorraine s’est offerte un sacre métallique.

Nancy, capitale du heavy metal pendant 3 jours.

Après une première édition réussie il semble bien que Nancy va devenir la capitale du heavy metal chaque mois de juin et c’est tant mieux pour moi car c’est ma ville et c’est plutôt cool que des légendes du rock viennent jouer à domicile. Cette deuxième édition qui se tient dans l’amphithéâtre du Zénith en open air est très prometteuse. Notre Zénith qui vu du ciel a la forme d’une guitare électrique était bien prédestiné à accueillir un tel évènement.

Vandenberg, un set old school qui fait mouche

Des soucis de dernière minute font que j’arrive 5 minutes avant le début du concert. A peine le temps de saluer les collègues à l’entrée du pit et le géant blond Adrian Vandenberg et ses musiciens arrivent sur scène. Pendant 40 minutes les hollandais vont dérouler de nombreux titres de l’époque d’Adrian avec Whitesnake, et cela pour le plus grand plaisir de tous. La bonne surprise c’est de découvrir Mats Levén au chant. Ce dernier a une grosse présence scénique et sait s’y prendre pour faire réagir le public. Il est tôt mais la fosse est déjà bien remplie. Les soucis de l’an passé avec des prix différents entre places en gradins ou en fosse ont été résolus. Cette fois chacun peut circuler à sa guise et c’est tout bonus pour que le public soit présent pour réagir aux soli d’Adrian et montrer que le hard rock old school est encore réellement apprécié. Le temps est assez frais en cette fin de journée mais les hollandais et leur son puissant nous ont déjà bien réchauffés.

Battle Beast, Noora, diva guerrière à strass et flammes

Il est 18h30 et on enchaîne avec la reine guerrière finlandaise Noora Louhima et son groupe de power metal symphonique. Dès le 2ème titre la sécu nous fait reculer car des colonnes de feu s’élèvent de partout. Battle Beast nous déroule un véritable show. Les regards sont surtout aimantés par la diva au costume spectaculaire, toute en strass du bout des ongles jusqu’au micro, et à la coiffure ornée de cornes. Sa puissance vocale est impressionnante. Pendant que le bassiste harangue la foule –« I want to see your hands »- Noora très souriante explique que c’est leur 2ème festival et qu’ils sont très heureux d’être là. Les gradins sont encore clairsemés mais la fosse est blindée, les morceaux sont très dansants et déclenchent les premiers pogos.

Saxon, 75 minutes de feu sacré

Personnellement c’est surtout le groupe que j’attendais ce soir. Le set commence aussi tout feu tout flamme sur « Hell Fire And Damnation ». Dommage depuis le pit on ne voit pas Nigel Glocken caché derrière ses cymbales, je le verrai plus tard sur les écrans géants. Entre les morceaux Bill Byford cheveux au vent regarde le public avec un petit sourire et ira même jusqu’à le filmer avec son téléphone sur « Wheels Of Steel » pendant que le public enchaîne pogos, slams et wall of death.

« Make some fuckin noise ! »

Pendant un set impérial de 75 minutes Saxon joue les titres phares de leurs 50 ans de carrière ainsi que d’autres plus rarement joués en live comme « Dogs Of War » avec toutes les pochettes d’albums qui défilent sur l’écran derrière eux. Quand ce ne sont pas des images en noir et blanc de la libération, de l’assassinat de Kennedy ou de leurs premiers concerts.  Avec le jour qui baisse les lights magnifient la scène, quel plaisir de shooter dans ces conditions. Nibbs Carter à la basse vient devant chercher le public. Des fans jettent sur scène leurs blousons patchés, Saxon et les musiciens les enfilent tous c’est un moment magique.

Bref vous l’avez compris les piliers de la New Wave British Heavy Metal ont fait plus que le taf. Ils rappellent qu’ils reviendront en France pour 3 dates en septembre et je suis sûre que les Zénith feront le plein.

Powerwolf, grand-messe visuelle et communion metal

Changement de décor, changement d’ambiance. Les fans de Saxon laissent la place aux loups-garous de Powerwolf. J’ai croisé beaucoup de bonnes sœurs et de curés aujourd’hui et une bonne partie des premiers rangs arbore le maquillage identifiable et les t-shirts du groupe de power metal allemand. Personnellement je ne suis pas trop fan de leur musique, je les vois pour la 3ème fois ce soir, mais je sais que ce sera impossible de rater mes photos.

Du décor de cathédrale avec vitraux dans une scénographie démesurée avec pyrotechnie et confettis, aux costumes et maquillages, le show de 90 minutes est impressionnant. C’est la grand-messe du heavy metal. Attila Dorn remplit à merveille son rôle de maître de cérémonie, s’adresse au public dans un français parfait, il parle quand même un peu trop à mon goût. Il fait chanter les fans dans une vraie communion avec eux et je comprends leur engouement pour ce groupe. Que ce soit Attila, les frères Greywolf qui courent partout dans le décor ou Falk qui quitte ses claviers pour participer à la mise en scène, on sent une belle entente entre eux.

« Metal is Religion » sera le mot de la fin, rendez-vous demain pour une 2ème soirée avec Wings Of Steel, Vanden Plas, Europe et Dream Theater.