Avec Letdown et Misery Loves Company, le quatuor texan COLORBLIND poursuit son ascension dans le paysage dreamcore américain. Ces deux nouveaux titres confirment le virage affirmé par leur précédent single Needle Eye, sorti chez Solid State / Tooth & Nail.
À propos de Letdown, Travis Moseley confie :
« Ce titre parle du conflit intérieur : continuer à tenir à quelqu’un qui nous déçoit sans cesse. Malgré la souffrance, il reste ce sentiment qu’elle est peut-être irremplaçable – comme si elle comblait un vide – mais cette connexion repose sur des illusions, des mensonges et une forme d’abandon émotionnel ».
Sur Misery Loves Company, il ajoute :
« Cette chanson parle de l’usure progressive qu’on subit lorsqu’on est happé dans la noirceur d’un autre. L’amour devient survie et partager la douleur ne veut pas dire qu’elle se guérit. C’est un hymne de rupture pour tous ceux qui ont essayé de sauver quelqu’un qui ne voulait pas s’en sortir ».
Une formule moderne, directe et accrocheuse
Avec ce double single, COLORBLIND s’impose comme une formation incontournable de la scène dreamcore américaine. Originaire d’Austin, le groupe associe une section rythmique puissante, des riffs clairs et efficaces et des refrains mélodiques, catchy. La production est soignée, la dynamique précise et l’équilibre entre force et fragilité parfaitement maîtrisé.
Letdown se déploie dans une tension retenue, presque fragile, renforcée par une voix en clair et un refrain immédiatement mémorisable. Misery Loves Company s’inscrit dans un registre plus sombre en abordant frontalement les dérives affectives et les relations à sens unique. Sans surjouer la tristesse, le morceau frappe par sa lucidité et sa retenue.
COLORBLIND confirme ici le virage engagé avec Needle Eye, leur premier single pour Solid State / Tooth & Nail. Après Motionless (2021) et un EP éponyme en 2022, le groupe prépare un album pour 2026. La direction artistique est affirmée, la progression mesurée mais ambitieuse.
« On se bat encore avec la question de qui nous voulons être musicalement car on a envie d’explorer plein de choses », explique Moseley.
« Comment condenser tout ça dans une seule identité sonore ? On ne sait pas vraiment qui on est censés être, et c’est ça qui rend l’aventure passionnante ».
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