Motionless In White, transe gothique à L’Autre Canal

Motionless in White - L'Autre Canal Nancy
🔥 Lecture rock’n’roll : 6 min chrono

Motionless In White + Static Dress – L’Autre Canal Nancy – 09.06.2025

Merci à Guillaume pour le report texte.
Crédits photos ©Marie d’Emm

Deux raisons d’aimer Scranton, Pennsylvanie :

 – C’est là où se déroule l’action de The Office US, la sitcom la plus drôle de tous les temps.

– C’est la ville d’origine de Motionless In White, groupe formé en 2005 qui propose un habile mélange de metalcore, metal gothique et industriel, mené par le charismatique Chris Motionless.

Une salle comble, un public déjà conquis

Et c’est un gros coup pour l’Autre Canal : j’arrive sur place un peu moins d’une heure avant l’ouverture des portes, et la file d’attente, gigantesque, court déjà tout le long du côté du bâtiment ! Visiblement c’est mort pour squatter la crash barrière. Marie me dira plus tard que c’était du jamais vu pour la salle nancéenne ; certains fans étaient là depuis quatre heures du matin, selon un agent de sécu ! Dans la file, pléthore de T-shirts à l’effigie du groupe, pas mal de gens hyper lookés et maquillés à la Motionless, et des casquettes du Heavy Week-End qui s’est achevé la veille au Zénith. Ces derniers jours ont été fastes pour le metal à Nancy !

Static Dress un metalcore à tendance emo/screamo plutôt efficace

C’est Static Dress qui ouvrira le bal. Le chanteur porte un T-Shirt assez marrant disant « Death to the Overground » et présente le groupe comme venant du nord de l’Angleterre. Leur set est assez court, à peu près 30 minutes, et propose environ sept morceaux d’un metalcore à tendance emo/screamo plutôt efficace. Le public est encore timide, le frontman demande un moshpit et l’ambiance commence à bien s’installer.

Motionless in White : Une setlist bien dosée, entre « classics » et nouveautés

Mais les choses sérieuses vont bientôt commencer … 21 heures, les lumières s’éteignent pendant que joue l’énorme hit trance de 1999/2000 du DJ finlandais Darude, Sandstorm. Le public est déjà hyper chaud, et c’est l’explosion de joie quand arrive le batteur Vinny Mauro, suivi du reste du groupe. Le poing en l’air, Chris hurle « Bonsoir France !! » et c’est parti pour un show à l’américaine hyper maîtrisé. Pas besoin de charmer la foule, celle-ci est déjà complètement acquise à la cause des cinq musiciens.

Dès le premier titre, Disguise, les premiers rangs chanteront l’intégralité des paroles de chaque morceau ! Côté scène, un écran géant en trois panneaux est installé derrière le groupe, ce qui donne un aspect cinématographique au concert. Par moments, certaines paroles de chansons s’affichent : karaoké version Halloween ! Chris est visiblement heureux d’être là, il interagit énormément avec l’ensemble de la salle, et le sourire ne quitte pas son visage pendant tout le concert. Ses fameux « blegh », interjection, typique du metalcore dont il use (et parfois abuse!) font mouche à chaque fois, et sa versatilité vocale, l’aisance avec laquelle il passe du scream au chant clair, force carrément le respect.

Le bassiste Justin Morrow fait le show également avec ses deux petites couettes et son look de zombie, et assure comme d’habitude les chœurs à la fois en voix claire et en voix hurlée. Ryan Sitkowki (guitare solo) porte une sorte de masque qui lui couvre le bas du visage, et Ricky Olson (guitare rythmique) a son fan-club devant lui (Marie me rapportera qu’une fan avait une pancarte disant « Ricky, I’d die for a pick », vœu qui sera exaucé à la fin du concert par un technicien).

Motionless in White _ L’Autre Canal Nancy _ transe gothique et public conquis pour ce show intense à Nancy.

Chris demande si certains d’entre nous ont vu le groupe lors de sa précédente tournée, ce à quoi pas mal de gens répondent par l’affirmatif, et il précise alors qu’ils ont essayé de modifier un peu la setlist pour apporter de la diversité.

Justement, les morceaux sont bien choisis, revisitent l’intégralité des six albums du groupe, en alternant les vieux morceaux comme Abigail (dédicacé par le chanteur aux old school Motionless fans) et les titres plus récents issus des derniers albums en date (Voices, Sign of Life, Soft avec son cultissime You’re mine Motherfucker, …).

Justement, les morceaux sont bien choisis, revisitent l’intégralité des six albums du groupe, en alternant les vieux morceaux comme Abigail (dédicacé par le chanteur aux olds-chool Motionless fans) et les titres plus récents issus des derniers albums en date (Voices, Sign of Life, Soft avec son cultissime You’re mine motherfucker, …).

La balance entre les morceaux hyper énergiques et les ballades comme Masterpiece est également bien dosée. Le public est à fond et scande d’une seule voix le fameux Death March du titre éponyme. Idem pour Slaughterhouse, où Chris nous explique que lorsqu’il chantera One Mutilation, il faudra répondre UNDER GOD. Il nous fait répéter deux ou trois fois, et lance le morceau. Au moment crucial, c’est toute la salle qui hurle, et c’est le kiff total !!

Eternally Yours : roses et émotions gothiques

La fin du set approche malheureusement … Chris précise qu’ils reviendront en France l’année prochaine, « until then, we are Motionless in White and we are … eternally yours », et le fameux morceau commence. Ce sera le dernier, et comme d’habitude, le chanteur distribue des roses à quelques fans du premier rang. Le groupe quitte la scène sous les acclamations de la foule, qui n’aurait visiblement pas été contre quelques morceaux supplémentaires. Pour ma part, j’aurais adoré entendre le morceau Another Life, mais on ne peut pas tout avoir.

Ce show était mémorable, et comme d’habitude à l’Autre Canal, le son était vraiment très bon. Ce week-end de la Pentecôte aura donc été placé sous le signe des doigts de metal, entre un Heavy Week-End bien rempli (35 000 personnes), et deux dates complètes à l’Autre Canal (Motionless et The Hu le lendemain), et ça fait vraiment plaisir de voir que le genre musical déplace encore les foules !

© Vidéos de Coralie Alejandro pour My Rock Revolution