Pixies, une ouverture de tournée explosive

Pixies lance sa tournée européenne 2025 au Den Atelier (Luxembourg)
🔥 Lecture rock’n’roll : 4 min chrono
Le coup d’envoi de la tournée 2025 des Pixies au den Atelier le 23 avril dernier

Crédit photo bannière © Travis Shinn

C’est au den Atelier, salle emblématique du Luxembourg, que Pixies a donné le coup d’envoi de sa tournée européenne 2025. Devant un public multigénérationnel, Black Francis et sa bande ont offert un concert intense, alternant nouveaux morceaux et classiques indémodables. Retour sur une soirée placée sous le signe du rock alternatif et de la nostalgie.

Un report signé Side SideOut et des photos de Marie d’Emm.

C’est dans le petit pays du Luxembourg que commence la tournée européenne 2025 des Pixies. Autant dire que la date était attendue, et c’est un den Atelier logiquement plein comme un œuf qui attend les légendes américaines du rock alternatif.
Avant l’arrivée de la bande de Black Francis, c’est The Pale White, trio originaire de Newcastle au Royaume-Uni, qui monte sur la scène de l’ancien garage Renault reconverti en chouette salle de concert depuis une trentaine d’années, pour défendre les couleurs de leur nouvel album sorti il y a tout juste quelques jours, « The Big Sad ».

Les trois anglais sont ravis d’ouvrir pour « le plus grand groupe du monde » (dixit le chanteur), et nous livrent un set efficace de 30 minutes, aux accents stoner par moments, comme sur Real Again, mais pas que. On sent une touche plus pop et posée, notamment grâce à la voix planante du leader. Mention spéciale au batteur et à sa grosse frappe, la baguette qu’il tendra à un mec pas loin de moi à la fin du concert étant dans un bien sale état !

Concert PIXIES – Den Atelier – 23-04-2025

Une petite demi-heure d’installation où l’on peut voir défiler les guitares qui seront utilisées par le groupe, et la lumière s’éteint, le frisson monte … et c’est Emma Richardson, qui remplace Paz Lenchantin depuis environ un an, qui arrive en premier, suivie d’un David Lovering tout sourire et de Joey Santiago et Black Francis. C’est d’ailleurs la bassiste qui commence au chant avec la reprise de David Lynch et Peter Ivers, In Heaven (la chanson de la dame du radiateur dans Eraserhead).

Pendant un peu plus d’1h30, le groupe va alterner les morceaux de son dernier album en date The Night the Zombies Came, avec notamment Chicken (précédé d’une belle imitation de l’animal en question par Black Francis), Mercy Me, Motoroller, Jane, et les immenses classiques des années 80- 90 qui ont fait le succès du groupe avant le split de 1993. Francis, qui a eu 60 ans au début du mois, est toujours aussi impressionnant vocalement, passant avec une facilité déconcertante de sa voix de fausset à des aboiements menaçants.

On retiendra Vamos, sur laquelle Joey utilise sa casquette en guise de mediator improvisé, Gouge Away, avec une intro rallongée pour une montée en puissance encore plus intense, l’immense Monkey Gone to Heaven repris en chœur par les premiers rangs, le cultissime Where is My Mind ?, le rageur Debaser, la catchy Here Comes Your Man, et les non moins géniaux Hey, Bone Machine, Caribou (les frissons sur le refrain!), Ana, The Happening … En tout, pas loin de 30 morceaux, vraiment les lutins nous ont gâtés ! Finalement, seuls les albums sortis dans les années 2010 auront été laissés de côté.

Dans la salle, pas mal de quadra et quinquagénaires, mais aussi une proportion non négligeable de spectateurs plus jeunes, preuve que la musique des Pixies reste clairement d’actualité, presque 40 ans après leur premier concert. Le groupe échange très peu avec le public pendant le set, mais leurs immenses sourires à la fin, pendant les salutations, veulent tout dire. C’est donc ainsi que s’achève cette jolie parenthèse de nostalgie parmi ces chansons courtes et sibyllines, à la fois violentes et incroyablement mélodiques, qui ont marqué de leur empreinte l’alt-rock des années 90-2000.

Pixies-Tour-2025