Un nouveau festival à découvrir
Festival Pétales & Pogos– Port Sur Saône (70) – 03/04/2026
Jour 1 – « Metal énervé » – Un live report (texte et photos) de Marie.
Quand j’ai vu passer l’affiche de ce nouveau festival sur les réseaux, j’ai tout de suite eu très envie d’y aller et l’orga a répondu immédiatement et positivement à ma demande d’accréditation alors go !
J’arrive avec le soleil à la salle Saône Expo, un complexe immense situé au bord de l’eau. Les concerts se dérouleront indoor mais l’espace extérieur est vaste avec de nombreux bancs et tables entourés par la buvette, des stands (assos militantes comme Sea Shepherd et Interfel, tatouage, percing, artisanat, le merchandising et de quoi se restaurer avec crêpes, burgers, glaces et raclette).
Membrane ouvre dans une atmosphère pesante
Je prends mes marques et me promène sur le site, (je n’ai repéré qu’un déguisement de moine pour l’instant) et je croise les Smash Hit Combo et Auré d’Akiavel très heureux d’être là et qui me donnent rendez-vous pour la photo de fin avec le public !
C’est avec un peu de retard que Membrane démarre devant un public encore clairsemé mais attentif. Aïe il n’y a pas de crash barrière, le week-end s’annonce compliqué pour faire des photos devant. Heureusement j’ai un pass all access et je pourrai aller sur les côtés de scène quand ça bousculera trop. La scène est immense et il y a des chouettes lumières, je m’immerge dans l’univers sombre et pesant du groupe de noise post hardcore que je découvre mais qui existe depuis 20 ans. C’est le bassiste qui est au chant lead, même si ce n’est pas vraiment du chant mais plutôt des paroles en anglais déclamées d’une façon lancinante, je ne comprends pas les paroles mais ce n’est pas très gai. Ils déroulent leurs titres sans interagir avec le public qui écoute religieusement en hochant la tête.
Membrane – Raise
Akiavel confirme son impact live
Entre les concerts c’est le fameux Rock’N Puppet qui prend le relais dehors. Je le croise régulièrement sur les festivals dans le Grand Est, Chester la marionnette et son humain Antoine savent mettre l’ambiance en ratissant large sur des tubes qui vont de Tagada Jones à Metallica. Le tout avec fumée, bulles et mousse, la totale !
Je retourne dans la salle pour retrouver Akiavel que j’ai vu récemment au Haunting The Chapel à Metz et qui va devenir un incontournable des festivals de metal. Ils arrivent en chemises noires et je suis tout de suite happée par la présence d’Auré. Elle raconte des histoires qui parlent de résilience face aux blessures de la vie, les sujets traités sont graves, c’est noir et elle est complètement habitée sur scène. Je ne suis pas une grande fan de growl mais leur death metal teinté de groove est mélodieux et m’embarque. Le public est très réactif, surtout quand Auré descend dans la fosse, le public fait immédiatement un circle pit autour d’elle. Séquence émotion avec le titre « Lights For life » dédié à leur lighteux décédé. Jay le bassiste termine le concert assis car il casse une corde et n’a pas de sangle pour son autre basse. Rock’N Puppet débarque sur scène pour les accompagner ! Ce groupe a un gros capital sympathie, ils sont souriants et complices sur scène et passeront beaucoup de temps au merch plus tard à faire des photos et des dédicaces avec leurs fans qui attendent avec impatience le prochain album prévu pour le 22 mai.
Akiavel – Lights for Life
Smash Hit Combo met le public en mouvement
Le temps de manger une crêpe et d’un petit intermède dehors avec Rock’n Puppet , le froid tombe avec la nuit et il est temps d’aller se réchauffer auprès des furieux SHC qui démarrent en fanfare avec leur dernier titre « Tyler ». Le public réagit au quart de tour, il y a beaucoup de monde. Je ne suis pas du tout branchée jeux vidéos, je n’y connais rien à l’univers des gamers qui est le leur mais ça ne m’empêche pas d’avoir toujours apprécié leur rapcore, leur énergie, leur proximité avec leur public. Très belle scénographie, toujours dans le même univers, avec des projections sur des pavés lumineux de chaque côté de la batterie, des néons, même si encore une fois c’est un groupe très difficile à shooter, trop de strobs et peu de lumières ! On a droit aux premiers slams de la soirée. Matt (bassiste et également dans le nouveau groupe Époques) m’a confié que c’était le dernier concert de Smash Hit Combo avant la release de l’album DEUS EX au Noumatrouf (Mulhouse) le 30 mai et ils cherchent encore à améliorer le set. C’était parfait ne changez rien !
Smash Hit Combo – Tyler
Sidilarsen conclut une première soirée intense
Encore un groupe que j’ai plaisir à retrouver et que je croise dès qu’ils viennent dans ma région. Toulouse ce n’est pas tout près et ils ont failli ne pas arriver car ils ne trouvaient pas de station pour faire le plein. Ç’aurait été dommage car le public les attend de pied ferme. Je déteste quand il n’y a pas de crash barrière car c’est compliqué de réussir des photos au milieu du public qui saute partout ! Les Sidi nous déroulent un set de leur electro metal bien énervé comme à leur habitude. Ils enchaînent leurs tubes repris en chœur par tous, enfants compris. Du dernier album on a droit à « Adelphité », « On revient sur Terre », « Sunburn », « Du sang sur les fleurs » et « Luminaria » mais ils n’oublient pas les très attendus anciens titres « On va tous crever » et « Des milliards » David est toujours aussi remonté contre les frotteurs, les guerres, les discriminations, les victimes de violence… son discours humaniste est sincère et touchant. La scène est grande et ils la parcourent dans toute sa longueur.
Encore une belle prestation pour finir en beauté cette première soirée !
Sidilarsen – Du sang sur les fleurs


























































