Interview d’Avalanche réalisée le 9 mars 2026 au Dr Feelgood (Paris)
Par Martine Varago
Un grand merci à Olivier Garnier de Replica Promotion pour cette opportunité
Véritable collision entre la férocité du hard rock et l’authenticité de la rue, Avalanche sort son premier album intitulé « Armed To The Teeth ». À la fois une lettre d’amour à l’âge d’or du rock et un cri de ralliement pour son futur, cet album est taillé pour les nuits blanches, les refrains repris en chœur et le chaos : tout ce que représente le rock’n’roll !
Nous sommes aujourd’hui au Dr Feelgood, dans la rue de la Roquette à Paris, en présence du bassiste Steven Campbell et de la guitariste Veronica Campbell. Accompagnés d’une section rythmique imperturbable — incluant le guitariste Blake Poulton à la rythmique et le batteur Bon Lowe — ils forment ensemble une force de la nature qu’il faut voir pour y croire.
Tout d’abord, pour commencer cette interview, on peut se demander si Avalanche joue une avalanche de riffs. (rires)
Steven : Certainement, Avalanche est le nom du groupe et il semble qu’on joue une avalanche de rock ! (rires) C’était le nom du groupe de mon père dans les années 70.
Tu peux nous en dire davantage à ce sujet ?
Steven : Mon père était chanteur d’un groupe en Australie. Ils ont sorti un album sur YouTube, mais il n’est disponible nulle part ailleurs. Il m’a enseigné le chant, d’ailleurs. Quand on a commencé à monter le groupe, on s’est posé la question de comment nommer le groupe. J’en ai parlé aux autres membres du groupe ainsi qu’à mon père, et tout le monde a trouvé que ça sonnait très bien.
Vous venez du même pays qu’AC/DC, et on perçoit indéniablement leur héritage dans votre musique. Alors qu’AC/DC prend de l’âge, pensez-vous qu’Avalanche soit prêt à faire du rock’n’roll aussi longtemps qu’eux ?
Steven et Veronica (ensemble) : Certainement ! On espère.
Steven : En tout cas, on y met toute notre énergie. Quand Veronica avait 16 ans, elle a vu AC/DC en concert au stade de Sydney.
Veronica : Quand je les ai vus, j’ai eu immédiatement envie de jouer de la guitare. Je voulais faire carrière dans la musique. Ils viennent de la même région où j’ai grandi, dans la banlieue ouest de Sydney. Je sais qu’ils joueront jusqu’à ce que mort s’ensuive, et on espère qu’on fera pareil ! Voilà un beau projet de vie.
La tournée avec Airbourne
Vous avez été en tournée avec Airbourne. Tout d’abord, comment avez-vous été mis en contact avec eux ? Quelle est votre relation avec ces joyeux drilles ? C’est quoi l’ambiance avec ces sacrés phénomènes ?
Steven : Il y a deux ans environ, vers la fin de la pandémie, on était dans un bar à Warrnambool. Il y avait une quinzaine de personnes dans le public et là se trouvait le chanteur-guitariste Joel O’Keeffe. C’était lui qui bougeait le plus, qui montrait toute son énergie : il tournait en rond, dansait sur notre musique. On est descendus ensuite de scène à la fin de notre show et je lui ai donné mon contact. Depuis ce jour-là, on a discuté ensemble, partagé notre album.
Il m’a appelé et m’a confié ce message : « Armed To The Teeth » est l’un de mes morceaux préférés. Au départ, on voulait appeler notre premier album Avalanche, et en fait on l’a appelé Armed To The Teeth. Et la fin de l’histoire, c’est qu’ils nous ont emmenés en tournée avec eux, y compris au Royaume-Uni.
Veronica : Ils se montrent très confiants, comme de bons supporters de notre groupe Avalanche.
Steven : Honnêtement, je pense que je n’ai jamais rencontré un type aussi sympa que Joel dans l’industrie de la musique !
Veronica : Il a l’esprit très rock’n’roll et est prêt à aider tout groupe de rock. Il fait tout pour aider.
Avalanche – Armed To The Teeth (Official Music Video)
Vous avez une anecdote bien croustillante à nous balancer qui se soit passée durant cette tournée ?
Steven : Il y en a beaucoup ! (rires)
Veronica : Parlons de celle-ci. Je vais généralement jouer dans le public durant nos concerts. Si c’est un lieu très grand, la sécurité m’autorise seulement à aller devant jusqu’aux barrières. Un jour, à Londres, j’ai pris le mauvais chemin et je me suis retrouvée en plein milieu d’un cercle de fans. Je jouais en plein milieu du public. Il y avait beaucoup de monde et ça a été une expérience formidable. La sécurité n’était pas très contente.
Steven : C’est durant le show à Paris, tout le monde était dingue. Il y avait beaucoup de crowd surfers. Tous sur scène, on a remarqué que l’un d’entre eux était déguisé en banane. Ensuite, on s’est rendus au stand de merchandising et on a signé des autographes. Le crowd surfer déguisé en banane est venu nous rencontrer. On a signé des autographes sur son déguisement. C’est la personne la plus drôle que l’on ait vue jusqu’à présent. Je m’en souviendrai jusqu’à la fin de mes jours !!! (rires)
“Armed To The Teeth” premier album
Votre premier album, « Armed To The Teeth », semble être une bombe lâchée dans le paysage rock actuel. Le groupe a explosé en quelques mois seulement. Comment gérez-vous ce décollage express ?
Steven : Je ne suis pas très sûr. On redescend tout juste de notre planète, enfin de notre tournée. On va voir quand on va retourner à la maison, je ne suis pas certain que nos grosses têtes puissent tenir dedans !
Veronica : On est très heureux de l’accueil reçu par les fans et tout le personnel. Le public s’est montré très enthousiaste et à l’écoute de notre musique. Ils chantaient même les paroles de nos chansons, se défoulaient sur nos morceaux de musique, on sent qu’ils nous ont bien aimés. C’était mieux que ce que l’on espérait.
Steven : On a reçu beaucoup de fans au stand du merch après le concert. On a vraiment de la chance de vivre ça ! Cela me force à être encore meilleur musicien, à travailler pour le groupe. J’en suis très heureux.
Vous ne ressentez pas aussi du stress ? Il faut continuer de maintenir le cap et de travailler dur.
Steven : Oh que oui. Mais c’est une belle récompense après tout.
Veronica : On a été très contents de rencontrer les fans à la fin des concerts.
© b4tdigital
Pensez-vous devoir changer certaines de vos habitudes de vie ?
Steven : Je le pense. Venir jouer de la musique en Europe et au Royaume-Uni n’est pas quelque chose de facile à réaliser quand on vient d’Australie. Les groupes n’ont pas tant d’argent que ça pour investir dans un tel voyage.
Veronica : Et c’est loin, mais on espère pouvoir revenir ici dès que possible, avant la fin de l’année. On aimerait beaucoup revenir et on a senti que les fans nous appréciaient beaucoup. On projette de revenir cet été et on travaille sur ce projet.
Steven : On continue de travailler en Australie. On a des emplois, mais ce serait tellement bien que l’on puisse continuer dans la musique et ne faire que ça. J’ai travaillé toute ma vie en occupant des jobs manuels comme jardinier et, actuellement, couvreur.
Veronica : Je travaille comme employée dans un service client dans le secteur bancaire. Nous avons tous des emplois à temps plein. Ce n’est pas toujours facile de combiner les deux, mais on fait du mieux que l’on peut.
L’album a été produit par Steve James. Comment en êtes-vous arrivés à travailler avec lui ? Pouvez-vous nous raconter l’histoire ?
Veronica : Il a travaillé avec Airbourne, des groupes comme Cold Chisel et The Angels. On a voulu travailler avec lui car il a beaucoup d’expérience et il a pu nous faire progresser. Il nous a laissés très libres, sans essayer de nous changer ni de nous contrôler. Il nous a juste conseillés avec des paroles comme : « Gardez votre énergie dans ce couplet, changez juste l’accord de cette chanson », de façon à ce que tout aille bien. On a vraiment apprécié sa façon de travailler et de nous conseiller. Il nous a dit aussi de ne pas faire plus de trois prises. C’était vraiment énergique et on a eu un bon feeling avec lui. Nous avons depuis intégré cette approche dans notre manière de composer maintenant. Ça a vraiment été une excellente expérience de bénéficier d’un regard extérieur.
En tant que mari et femme au sein du même groupe, qu’est-ce qui rend la vie de groupe si unique pour vous ?
Steven : C’est très bien. On a la proximité pour travailler ensemble et on n’est pas séparés pendant les tournées. Parfois, ce n’est pas facile de s’arrêter en vivant et en travaillant ensemble. On est toujours ensemble et ça rend la collaboration plus facile.
Avez-vous des projets pour de futurs concerts, festivals ?
Steven : Cet été, probablement. Cette tournée avec Airbourne, on avait trente minutes de show, ce qui est super, mais beaucoup de gens en voulaient davantage. Ce qui est très positif, et maintenant on vise ça.
Veronica : On a plein de morceaux à jouer en public et on a hâte de leur faire entendre.
Les derniers mots de la fin pour nos lecteurs.
Veronica : Merci pour votre temps.
Steven : Merci pour votre soutien. Nous sommes Steven et Veronica d’Avalanche et nous serons très heureux de revenir autant de fois que nécessaire.
Veronica : C’est rock’n’roll et on espère rocker ensemble de nouveau bientôt.
Tracklist :
- On The Bags Again
- Armed To The Teeth
- Down For The Count
- Going For Broke
- Dad I Joined A Rock N Roll Band
- Hand That Feeds
- Ride Or Die
- Open To Retaliation
- Blondie
- Kick Your Heels Back
- Hell’s Getting Hotter With You
- Bottle Of Sin
- High Altitude (CD Bonus Track)
Avalanche – Down For The Count




