JDM 2025 : 20 ans et un feu sacré

Festival Le Jardin du Michel 2025 _ Toul
🔥 Lecture rock’n’roll : 8 min chrono

Festival Le Jardin du Michel (JDM) – Toul – 31.05 et 01.06.2025 – Jour 1

Le Jardin du Michel – JDM est une véritable institution en Lorraine. C’est un festival qui a débuté il y a 20 ans chez Michel dans un petit village du toulois et qui a grandi et déménagé jusqu’à se retrouver à Dommartin-Les-Toul à 20 kilomètres de Nancy.

L’an passé l’édition a dû être annulée au dernier moment car suite aux intempéries le terrain était impraticable. Des travaux de drainage ont été effectués et cette année toutes les conditions étaient réunies pour faire de cet anniversaire une édition mémorable. Auparavant d’une durée de 3 jours, cette année c’est sur 4 jours que le festival se déroule et j’y viens seulement le samedi et le dimanche. Question de goût, la programmation, qui couvre de nombreux styles musicaux, m’intéresse davantage.

Le JDM c’est aussi des moments forts en off pour tisser du lien avec la population et rendre la culture accessible. (concerts gratuits à Toul, rencontre avec Kyo à la médiathèque, entre migrants et artistes, animations, ateliers avec les enfants des écoles).

Samedi 31 mai

Vendredi Sur Mer

Première journée au Jardin du Michel – JDM pour moi et je suis ravie de retrouver plein de copains en arrivant à l’espace presse. Je me fais bien chambrer par tous car je suis en jean et bottes alors qu’il fait 32° sous un soleil de plomb. Mais la météo ayant annoncé des orages je suis prévoyante ! Le temps de régler un problème de badge d’accès défectueux et c’est parti pour le premier groupe de l’après-midi qui se produit sur la mainstage (appelée aussi Scène Du Michel). Il s’appelle Vendredi Sur Mer, je ne connais pas du tout. Une guitare, un clavier, une batterie et une chanteuse à la voix fraîche qui distille une pop groovy aux accents parfois funky tout en faisant chanter et danser le public qui lui,  semble bien connaître les paroles. Parfait pour ambiancer et démarrer la fête.

Sweet Mad

C’est le 3ème concert pour cette nouvelle formation et je suis devant pour la 3ème fois. Sweet Mad délivre un set de rock brut bien énergique. Ils ne sont que 2 avec Roxanne à la batterie et Aymeric au chant et à la guitare mais leur son est puissant, hypnotique et entraînant. On est dans La Cabane, la 2ème scène sous chapiteau ouvert, la poussière vole dans l’air brûlant et Sweet Mad fait encore monter la température du Jardin du Michel – JDM.

Nova Twins @ JDM

A peine le temps de boire un verre et arrivent les belles et talentueuses Nova Twins. Je laisse la plume à Guillaume qui rédige régulièrement des reports pour accompagner mes photos.

« Lorsque nous arrivons devant la grande scène du Michel, deux petits murs d’amplis décorés chacun d’un papillon, en référence au nouvel album prévu pour août prochain (Parasites & Butterflies), sont déjà en place. Il reste encore des places à la crash barrière, parfait, on sera aux premières loges. 20 heures, le batteur s’installe, et les deux Twins, tout de rouge vêtues, déboulent sur scène. C’est parti pour une heure de furie ! ».

« Amy (chant + guitare) et Georgia (basse + chœurs) proposent un mélange de punk et de hip-hop/électro tendance grime, très très lourd en basses, le genre de truc qui prend tout son sens en live et qui te fait bien vibrer le T-shirt ! Ça commence très fort avec Antagonist et la set-list ne laisse place à aucun temps mort. Les filles enchaînent les morceaux de leurs deux précédents albums (Taxi, Choose your Fighter, K.M.B., …), ainsi que les singles du prochain déjà publiés (le hit en puissance Piranha, le génial Soprano sur lequel Amy montre sa capacité à monter dans les aigus), et des morceaux pas encore sortis, qui laissent présager que ce nouveau disque va envoyer du lourd. Le public semble conquis, le groupe aussi (We love your energy, nous dira Amy à plusieurs reprises) ».

« Les premiers rangs reprennent en choeur le I’m a boss bitch du refrain de Cleopatra, et ces mots collent tellement bien à l’attitude du duo, bravache et conquérant. Et lorsque Georgia descend de scène pour venir à la barrière, elle s’arrête pile devant nous, le genre de petit plus qui te laisse un souvenir encore plus marquant de ce moment incroyable. Une heure, ca passe trop vite … Amy annonce qu’elles seront de retour en France bientôt pour la tournée de Parasites & Butterflies, on y retournera sans hésiter si elles reviennent dans le coin ! ».

Vulgaires Machins

Honte sur moi mais c’est la première fois que je vois ce groupe de punk rock québécois en live alors que je les ai découverts il y a 20 ans quand ils avaient sorti un EP split avec les Burning Heads. Et je ne suis pas déçue, tout me plaît dans Vulgaires Machins, leur musique punk rock mêlée de pop punk mélodieuse, des paroles engagées qui traitent de sujets de société forts, leur humour et leur accent quand ils prennent la parole entre les morceaux. Ils dégagent une belle énergie et le smile ne quitte jamais leurs visages, carton plein pour eux. Le public ne s’y trompe pas et déclenche les premiers pogos où se mélangent mon brocolis préféré, un lapin, une mariée, un papillon clignotant, une licorne qui fait des bulles, un gaulois, un centurion slameur, La Cabane est en feu !

Silmarils

Retour sur la Scène Du Michel pour le set de Silmarils. Ultra Vomit qui devait se produire ce soir a dû annuler sa venue car Fétus doit se faire opérer du dos (bon rétablissement à toi Fétus, on se verra au Rock Your Brain Fest en octobre). Silmarils les remplace donc en dernière minute. Oui il y a des déçus dans le public, surtout chez les enfants mais Silmarils va vite leur faire oublier leur déception et embarquer tout le monde. Ils ne cachent pas leur plaisir d’être là et le répètent souvent. C’est une belle histoire pour eux car ils étaient le tout 1er groupe accueilli dans le Jardin du Michel – JDM. La boucle est bouclée donc et c’est parti pour une heure de pure énergie rock/metal/rap où ils enchaînent les punchlines et leurs titres cultes mais aussi des morceaux de leur futur album et prouvent qu’ils sont un groupe taillé pour la scène.

Odezenne

Ensuite c’est le concert de Goho à La Cabane mais je n’ai rien vu car il faut que je mange quelque chose et je tombe dans un guet-apens au bar vip où un barman très sympa  commence à vouloir me faire goûter ses derniers cocktails maison. J’arrive à temps pour le début du concert d’Odezenne mais je ne m’attarde pas après les 3 premiers morceaux que la production nous autorise à shooter car ce n’est pas trop ma scène et je n’accroche pas vraiment à ce mix de hip hop et d’électro. Le spectacle est surtout dans le public essentiellement constitué de filles de 15 ans recouvertes de paillettes et qui connaissent toutes les paroles par cœur.

Ragga Twins

Avant de rentrer et comme il commence à pleuvoir je fais un tour à La Cabane pour voir le duo anglais de jungle Ragga Twins. C’est quand même un groupe mythique de la scène ragga jungle, constitué de Denan Rocker et son flow incisif et de Flinty Batman aux machines. L’orage tourne dehors, La Cabane est blindée et tous sont bien partis pour danser une partie de la nuit. Je rentre chez moi en ne regrettant pas d’avoir mis des bottes !