« Clever Girl » premier EP de VERA DAISIES

Vera Daisies -Clever Girl
🔥 Lecture rock’n’roll : 5 min chrono

Vera Daisies Clever Girl, quand définitivement 2026 is the new 2016

Si vous avez aimé ce trending de début d’année qui nous renvoyait directement en 2016 vous allez adorer la couleur musicale de ce premier EP de VERA DAISIES : « Clever Girl »

Tout en nostalgie du rock anglais fin 90’s début 00’s, VERA DAISIES vous fait voyager au son de la BO de sa vie sur une musique qui aurait eu toute sa place dans une série comme « One Tree Hill ».

Une identité artistique nette et assumée

VERA DAISIES signe un premier EP dans une tradition rock très reconnaissable. Pour autant, Clever Girl pose une identité claire dès les premières secondes.

Tout en DIY, l’artiste indé rock Margaux Jaudinaud (ex-membre de Ottis Cœur), pose également une identité forte et sans compromis. Si les textes nous parlent des affres de jeunesse, la construction de ce projet apporte une réelle maturité artistique dans le choix de son interprétation et de l’univers dans lequel il est proposé.

era Daisies - Clever Girl - 2026

Sur un petit air nostalgique

« Clever Girl » plonge l’auditeur dans un univers rock qui invoque les 90’s — guitares incisives, riffs nerveux, énergie brute — tout en évitant les clichés.

Les cinq titres qui composent ce court format sont concentrés et incisifs. Ils explorent différentes facettes du rock sans perdre de cohésion. Si la nostalgie et l’influence sont clairement présentes, VERA DAISIES a réussi à introduire toute la modernité de 2026.

“Chess Game”, en intro, flirte de prime abord avec l’incohérence stylistique dû à une production électro rock qui sonnerait presque « trop » pop comparativement au reste de l’album. Pour autant, VERA DAISIES arrive délicatement à nous embarquer dans la nostalgie de sons tels que ceux de Simple Plan avec des guitares crues et de vraies pulsations indie rock.

Vera Daisies - Chess Game (Visualizer)

Vera Daisies – Chess Game

« 666 », pour sa part est plus nerveux, agressif et surtout un empowerment assumé dans l’écriture. La première phrase pose le cadre « Come back to me when you’ve been to therapy if you keep saying that you did nothing wrong”. Aussi franc que les riffs de guitares qui l’accompagne, dans une dynamique explosive.

« Take it slow » porte parfaitement son nom. Le morceau est plus calme, nous permet un moment de respiration telles que l’implorent les paroles.

« Missing Something » vient pour sa part introduire une nuance mélancolique qui rappelle les distorsions de Radiohead ou des Pixies et qui ne laisse aucun doute sur l’influence de l’artiste.

Vera Daisies _ premier EP

« Missing Something » vient pour sa part introduire une nuance mélancolique qui rappelle les distorsions de Radiohead ou des Pixies et qui ne laisse aucun doute sur l’influence de l’artiste.

« Can’t blame you » clôt l’EP sur une note nostalgique, introspective. On a ici une catharsis où on fait la paix avec le passé. Ce morceau parle de désillusion mais pourtant sans rage ou reproche.

Une écriture directe et personnelle

Les textes vont à l’essentiel. Ils parlent de relations, de doutes, de lucidité. Le ton reste frontal. Les images restent simples. Cette sobriété renforce leur efficacité. La voix porte ces mots avec conviction. Ce qui frappe, c’est l’honnêteté du propos. Rien ne semble plaqué. La voix, parfois réverbérée, porte ces textes avec une sincérité qui accroche.

La production est à la fois nette et organique. Elle met en valeur les textures sonores — des guitares distordues aux lignes de basse plus présentes — tout en conservant une clarté. Chaque élément trouve sa place sans saturer, ce qui donne de l’air aux compositions et permet aux nuances d’être pleinement perceptibles.

Verdict

VERA DAISIES signe un premier EP réussi, aussi bien dans la composition artistique que dans le projet qui est proposé autour.

A l’écoute on jongle avec de célèbres mouvements rocks revisités à la sauce 2026 et c’est très bien fait. VERA DAISIES met de l’intention dans chacune des compositions : chaque choix est réfléchie et sert le propos. Résultat ? on aurait presque l’impression d’entendre plusieurs voix, plusieurs personnalités au fur et à mesure que cet EP se déroule. Et tout cela en créant une identité sans concession.

Il reste plus qu’à aller vérifier cette énergie en live. Celle qui a déjà fait la première partie de The Libertines en 2024, Tess Park et une scène nouveaux talents à Rock en Seine ne devrait pas décevoir.

Vous pourrez notamment la retrouver sur les dates suivantes :

  • L’autre Canal de Nancy (1ère partie de P.R2B) le Sam. 07 mars 2026
  • 6PAR4 à Laval (avec Saint Graal) le Jeu. 02 avr. 2026
  • Moloco d’Audincourt (avec Sam Sauvage) le Ven. 24 avr. 2026
  • Bendorf Festival à Strasbourg le Dim. 26 avr. 2026

En attendant vous pouvez la découvrir en live session !

Vera Daisies - Can't Blame You (Live Session)

Vera Daisies – Can’t Blame You (Live Session)