Airbourne, pas 1 mais 2 dates à Bordeaux
Report et photos : Laurent Robert
Et ce qui est bien avec Airbourne, c’est que on sait avant même le début du concert ce que l’on va voir. Les gars donnent tout sur scène. Le show est ultra connu à l’avance, avec les mêmes gimmicks depuis des années. La ballade sur les épaules d’un roadie sur « Girls In Black », le Jack Daniels et les bières jetées en pâture au public, la sirène avant « Live It Up » etc…
Mais ce qui est dommage aussi avec Airbourne, c’est que on sait avant même le début du concert ce que l’on va voir. Les gars donnent tout sur scène. Le show est ultra connu à l’avance, avec les mêmes gimmicks depuis des années. La ballade sur les épaules d’un roadie pendant « Girls In Black », le Jack Daniels et les bières jetées en pâture au public, La sirène avant « Live It Up »… À vous de voir si vous voulez prendre le verre à moitié vide ou à moitié plein. Personnellement, même après les avoir vus 15 fois, c’est toujours une grosse claque.
Cette année, double date pour les Australiens dans la métropole Girondine (les 17 et 18 mars au Rocher de Palmer), et ce à leur demande. Joel o’Keefe étant grand amateur de vins, et le groupe étant arrivé 48h avant le premier des deux concerts, nul doute qu’il aura passé des moments à déguster quelques bons crus dans la région. D’ailleurs il ne se prive pas au milieu du concert de vanter les mérites du Bordeaux (le vin) et du fromage. Mais commençons par le début.

Asomvel : de l’énergie mais un son difficile
Comme en 2025 dans la même salle, la soirée commence avec le quatuor anglais Asomvel. Ils m’avaient un peu donné mal à la tête lors de leur dernière prestation en ces murs. Mais je décide de leur laisser une chance, et je suis allé écouter ce qu’ils faisaient en version studio dans la journée. La production de leur dernier album, sorti en 2024, n’étant pas très brillante, je me suis vite focalisé sur le dernier single « If It’s To Loud, You’re To Old ». Sympa. Belle énergie. Hâte de voir à nouveau ce que ça donne sur scène. Les lumières s’éteignent vers 20h30 pour laisser place à …. une bouillie sonore (J’étais dans le crash, j’espère que c’était meilleur au fond…) La voix de Ralph Robinson est criarde, suraiguë. Les guitares inécoutables. Quel dommage. Cela devient moins mauvais après quatre titres mais…. Les oreilles souffrent.
Asomvel, ça ne vous dit peut-être rien. Mais le groupe est formé en 1993. Une paille. Seul membre originel présent, Lenny Robinson à la guitare. Ce dernier s’est enclin à continuer le groupe après le décès du chanteur Jay-Jay en 2010, rôle maintenant tenu par son neveu, Ralph. L’énergie déployée par le groupe est communicative. Le son lui, fait toujours hurler nos tympans… Le public apprécie néanmoins la musique du quatuor britannique. Leur hard-rock très fortement typé Motörhead fait mouche. Le groupe assume d’ailleurs complètement son affiliation flagrante à ce monument du hard rock, et ils rendent même hommage à Phil Campbell, disparu cette même semaine suite à une opération qui aurait mal tourné, avec le titre « Born To Raise Hell ». Ça joue fort, Ça joue rapidement. Le groupe déroule son show à toute vitesse, enchainant les titres, devant un public attentif et réceptif malgré tout. L’énergie est là, aucun problème, mais le show est tout de même assez linéaire du début à la fin. Ça déroule, ça déroule, et je sors de là avec la même impression que l’année dernière… Dommage.
ASOMVEL – Louder & Louder
Airbourne : “Gutsy” ouvre le set
C’est après un changement de plateau express de 20mn que Airbourne débarque sur scène… Nous avions pris l’habitude des débuts de concerts en mode rouleau compresseur avec « Ready To Rock », tiré de leur premier EP, et remis au gout du jour sur « Boneshaker » en 2019. Mais cette fois-ci c’est le dernier single, « Gutsy », qui ouvre les hostilités, sur un tempo un petit peu plus calme. Depuis des années, les australiens déboulent sur scène ensemble, comme des furieux. Mais pas sur cette tournée. Ryan O’Keeffe monte le premier sur scène, s’installant derrière son kit, puis arrivent Justin Street et Brett Tyrrell, respectivement à la basse et à la guitare, avant que déboule Joel O’Keeffe, toujours aussi virevoltant, déjà transpirant.
A partir de ce moment-là, c’est parti pour le « Joel O’Keeffe Circus ». La France connaît Airbourne par cœur car le groupe est venu maintes et maintes fois depuis 2008. Et même si le dernier album est sorti il y a maintenant 6 ans, le groupe continue de tourner très régulièrement en Europe et partout ailleurs. La France occupe toujours une place privilégiée dans leurs tournées, car c’est le premier pays européen à les avoir adoptés. Malgré une setlist ultra classique, ce soir nous aurons droit à deux nouveaux titres, annonçant la sortie du prochain opus en Juillet prochain.
Tout d’abord le single « Gutsy » donc, qui ouvre le show juste après l’intro de « Terminator 2». Ce titre est sorti sur les plateformes il y a quelques mois et le public le connaît déjà par coeur. Il faut dire que les titres des Australiens sont tous taillés pour la scène, et les refrains facilement assimilables. Plus tard dans le set, nous avons droit à un autre titre inédit, « Alive After Death» qui annonce un album, certes en mode « classique Airbourne », mais une fois encore terriblement fédérateur. Le riff est très facilement reconnaissable. Un futur classique.
Mais en tous les cas, quand Airbourne joue il n’y a pas de suspense. Le public sait exactement pourquoi il est là. Et c’est précisément pour ça que ça fonctionne merveilleusement et qu’on les adore. Alors on pense, bien sûr, à leurs aînés australiens AC/DC. Tout le monde le sait. Leur musique, bien sûr, mais même la section rythmique s’y réfère complètement : Ryan à la batterie est un métronome au même titre que Phil Rudd de la grande époque.
Jeu simple et épuré mais terriblement efficace, Justin à la basse et Brett à la guitare sont sur les côtés, en fond de scène, et s’avancent pour faire les chœurs, tout comme Malcom Young et Cliff Williams. C’est carré, ça joue bien. C’est très communicatif. Petit point négatif, il faut bien en trouver un, la guitare de Joel couvre complètement celle de Brett. C’est flagrant les deux soirs. Lorsque Joel s’arrête par intermittence de jouer avant de balancer à nouveau un riff, il couvre complètement son acolyte…
La setlist, elle, est habituelle, si ce n’est « Hungry » qui remplace « Black Dog Barking ». Peu de surprises, mais efficacité redoutable. C’est peut-être ça la vraie force d’Airbourne. Oui, on sait à quoi s’attendre. Oui, la formule est rodée, les codes sont répétés jusqu’à plus soif. Mais tout n’est que sueur, chaleur, positivité. L’essence même du rock’n’roll. Et tout est joué avec une intensité maximale. Du début à la fin. Sans aucun temps mort. Après 25 ans de carrière, Airbourne prouve, soir après soir, qu’ils ne se contentent pas de donner un concert, mais qu’ils font battre le cœur même du rock’n’roll.
Airbourne – Burnout The Nitro
Airbourne – GUTSY
Pour prolonger la lecture, retrouve aussi sur My Rock Revolution notre précédent live report : Airbourne à l’Atabal : Biarritz en feu pour l’Europe Tour 2025
https://www.myrockrevolution.com/airbourne-europe-tour-2025/






































