Les 18 et 19 septembre 2026, le Muscadeath Festival retrouvait Vallet pour sa 24e édition. Deux journées consacrées au black puis au death metal, avec notamment 1349, Merrimack, Benighted, Vomitory et Decapitated. Frédéric alias « PK » était sur place pour My Rock Revolution. Retour sur les deux journées du festival.
Merci à Aurélie pour les photos live (©) qui illustrent les concerts couverts par notre média.
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Merci à Alexandre Saba et M&O OFFICE, au Muscadeath Festival pour l’accreditation.

Jour 1 – 18 septembre 2026
Bienvenue à Vallet, petite commune de Loire-Atlantique se trouvant à moins de 10 km de Clisson et son célèbre Hellfest. C’est donc ici que se tient le Muscadeath qui, s’il est plus confidentiel que le festival voisin, est pourtant son grand frère. En effet, c’est la 24e édition qui s’ouvre ce soir et ce chiffre en fait le plus vieux festival de metal extrême encore existant à ce jour… Oui, rien que ça !
La particularité de cet événement créé par Carnage Asso est, depuis qu’il se tient sur 2 jours (2021), qu’une soirée est dédiée au black metal et l’autre au death metal, ce vendredi étant donc dédié au premier style cité.
Prieuré (18h30 – 19h10)
Ouvrir un festival aussi mythique est une grande pression mais aussi un honneur dont se saisissent les Bretons de Prieuré qui font rapidement salle comble. Il faut dire que le one man band de Sans-Visage (guitare/chant) s’est fait un nom grâce à une brillante poignée d’EPs et 2 albums avant de réunir un line-up complet pour brûler les planches depuis l’an dernier seulement. Si la scène du Muscadeath est certainement une des plus grandes que le combo ait foulées jusqu’à maintenant, on peut dire qu’ils savent l’occuper grâce à une prestation énergique et un raw black metal saisissant chanté en français. C’est un réel plaisir de voir une première partie aussi efficace et enjouée et pour ma part c’était une bonne découverte !

Galibot (19h35 – 20h15)

Si vous savez ce que signifie galibot, vous ne serez pas surpris de savoir que ce groupe vient du nord de la France, région jadis plus connue pour ses mines que pour ses groupes de black metal. Le quintet arbore un look qui colle soigneusement à son nom, se permettant par là même de renouveler le corpse paint plus traditionnel du genre. Musicalement, nous sommes dans le thème également, ça sent la crasse, la suie et si quelques passages plus aérés sont disséminés ici et là, c’est pour mieux nous ramener au fond du puits pour en extraire sa noirceur. La voix et la présence de Diffamie, première femme à fouler les planches ce soir, collent très bien à l’ambiance générale et Galibot nous sert un set carré et efficace. Malgré toutes ces qualités, je n’ai pas réussi à me faire emporter par leur set mais à y avoir rejeté une oreille après coup, c’est certainement parce que je ne connaissais pas encore leurs compositions. Il n’en demeure pas moins que Galibot a réalisé une prestation de qualité, largement reconnue par le public présent.

Les Bâtards du Roi (20h45 – 21h30)

Place maintenant aux Orléanais nommés Les Bâtards du Roi. Le black metal français est décidément à l’honneur aujourd’hui et vu la qualité de la scène il serait dommage de s’en priver. Comme leur nom l’indique ces bâtards-là donnent dans un black à ambiance médiévale, plutôt mélodique, qui comme pour les 2 groupes précédents est chanté dans notre belle langue natale. Pour souligner l’ambiance proposée, le groupe se présente vêtu de ce qui semble être des soutanes ou des coules et de masques en toile de jute. Si la visibilité pour les musiciens doit en être réduite (malgré les trous pour les yeux), ils n’en sont pas moins bons et servent leurs riffs puissants et mélodiques sans l’once d’une hésitation tout en offrant une prestation captivante. Mention spéciale pour le bassiste qui est particulièrement actif, tant sur sa basse à 6 cordes que pour occuper l’espace scénique. Pour couronner le tout, nous avons même droit à un guest de Diffamie de Galibot, leur pote de label puisque les 2 groupes ont sorti leurs dernières offrandes chez Les Acteurs de l’Ombre.

Gorgon (22h00 – 22h45)
Après trois groupes issus de la nouvelle génération du black metal français, place aux vétérans de Gorgon, un des rares groupes survivants de la première vague black metal française, avec notamment Mütiilation ou les plus discrets Maleficum Orgia, existant tous depuis 1991 (avec parfois des pauses plus ou moins longues, il est vrai). J’ouvre une parenthèse pour dire qu’il est amusant de constater que si le black metal est né dans la froideur de la Norvège, la scène française s’est, elle, formée essentiellement sous la chaleur écrasante, puisque ces groupes sont tous du sud (qu’il soit ouest ou est). Mais revenons à nos moutons puisque c’est Gorgon qui est là ce soir devant nous et qu’être méditerranéens ne les empêche pas de nous délivrer le black metal le plus pur et le plus froid qui soit, dans sa forme visuelle traditionnelle. En effet, les corpse paints des membres nous replongent tout droit dans cet univers lugubre des débuts, celui qui, en plus d’écorcher nos oreilles, avait un visuel qui nous mettait mal à l’aise, tout en créant une sorte de fascination. Ce phénomène d’attraction/répulsion qui a donné ses lettres de noblesse au genre est ici intact et ce, même si du line-up originel ne subsiste que Christophe, le guitariste/chanteur. Il a su s’entourer et avec son nouveau line-up, nous offre une prestation captivante, énergique dont chaque membre est complètement possédé par son art sur scène. Mention spéciale pour Nia Vile, la bassiste, qui assure autant sur son instrument que par ses vocalises qui renforcent celles du frontman. Il n’aura manqué qu’un crachat de flamme pour faire rentrer cette performance dans les annales du black metal. En tout cas, vous l’aurez compris, c’est un show de haut niveau et pleinement incarné qui nous est offert ce soir !

Merrimack (23h15 – 00h00)

De 3 ans les cadets de la scène sudiste, les Parisiens de Merrimack, emmenés par leur leader (et unique membre de la formation d’origine) Perversifier, ne sont pas venus ici en outsiders, comme vous pouvez vous en douter ! Là aussi, on sent l’expérience des années, mise au service de cet art musical sombre, et l’incarnation scénique de Vestal, leur chanteur, entraîne le groupe dans les abysses pour mieux nous captiver dans des sonorités qui rappellent la fin des années 90 et le début 2000 (logique me direz-vous). Les guitares offrent des riffs denses soutenus par une base rythmique solide et soigneusement travaillée. Moins raw et direct que Gorgon, mais pas moins efficace, Merrimack nous rappelle que le mouvement black metal a rapidement trouvé des voies de diversification sans pour autant se trahir (même si ce n’était pas forcément l’avis des ultras puristes de la première heure). Leur prestation me rappelle celle des meilleurs jours d’Anorexia Nervosa, le synthé en moins, même si leur récente reprise de Depeche Mode prouve que cet instrument ne doit pas les déranger… Il ne fait aucun doute que ce soir le groupe aura gagné de nouveaux auditeurs parmi les personnes ne les connaissant pas encore.

1349 (00h30 – 01h30)

Place maintenant à la tête d’affiche de ce premier jour de festival, qui s’il fut placé sous la bannière tricolore, s’achève très logiquement sous celle de la croix norvégienne, mère patrie du black metal (même si certains préféreront dire que c’est la Suède, je n’entrerai pas dans ce débat malgré mon respect pour Quorthon). Soyons clairs, cette soirée a déjà été exceptionnelle et aucun groupe n’a démérité. Pourtant dès les premiers morceaux du set de 1349, le groupe place la barre bien au-dessus des autres. Ils n’ont pas fait le déplacement en touristes et la qualité de la scène française, fièrement représentée ce soir, leur a clairement donné l’envie d’exprimer leur art dans toute sa fureur et dans la sueur. Le show délivré est intense, rugueux et servi par une qualité de son exemplaire. Le mix live rend tout honneur à l’ambiance dégagée sur leurs albums et on ne peut que saluer le travail du technicien derrière la console son. J’en profite d’ailleurs pour préciser que pour chaque groupe le son frôlait la perfection. Tout comme le travail sur les lights qui rendait honneur à tous les artistes et à leurs univers. Pour 1349, nous sommes sur l’apothéose visuelle et sonore. Nos sens sont sollicités à outrance pour nous emmener dans l’univers des Norvégiens et clairement nous faire comprendre que nous assistons au bouquet final de ce feu d’artifice émotionnel que nous aura donné cette première journée. Ma seule déception aura été d’avoir un batteur perpétuellement dans l’excès de machine à fumer et du coup difficilement identifiable. Il m’a bien semblé reconnaître la silhouette de Frost et surtout son incroyable jeu de batterie avec ses tapis de double pédale insolemment précis, mais impossible de certifier sa présence dans ces conditions, surtout qu’il est régulièrement remplacé par Kevin Dvale ou encore Dominator (Dark Funeral) qui ne sont pas des batteurs moins méritants. Le doute aurait pu être levé si j’avais pu avoir l’interview initialement prévue avec un des membres du groupe, mais qu’importe. 1349 confirme ce soir son statut de groupe culte et incontournable de la scène black metal et on ne pouvait rêver mieux pour conclure cette fantastique première journée de la 24e édition du Muscadeath !

1349 – I Am Abomination (Live in Oslo)
Jour 2 – 19 septembre 2026
Retour à Vallet pour la journée death metal du Muscadeath !
Pour des raisons logistiques, je rate malheureusement la prestation de Repurgator, premier groupe de cette deuxième journée. Il me faudra donc une autre occasion pour pouvoir juger la qualité live de la formation death metal nantaise aux sonorités old-school…
Fatal (15h35 – 16h15)

C’est à l’heure du goûter ou presque que les Normands de Fatal prennent d’assaut la scène avec leur thrash/death classique mais efficace et surtout chanté en français. Rien à redire sur la puissance sonore et scénique du groupe mais j’ai personnellement du mal à rentrer dans leur univers et le discours parfois régressiste du chanteur… Cracher sur l’abolition de la peine de mort qui est une avancée majeure de la société moderne, n’est clairement pas le genre de discours qui me fait adhérer à un groupe, même si c’est sous couvert de protéger nos enfants (intention tout à fait louable, nous sommes là bien d’accord). Dommage, car j’avais gardé un très bon souvenir de ce groupe que je n’avais pas revu depuis 2007 sur la tournée de leur album Barbarism… Il n’en reste pas moins qu’ils effectuent un set solide qui commence à faire bouger le public assez rapidement.

Warside (16h40 – 17h20)

Belle découverte aujourd’hui que celle des Lyonnais de Warside, car je vais être direct comme leur death brutal : ce groupe défonce et va mettre littéralement une très grande partie du public d’accord ! Le groupe perpétue la tradition du death metal à l’américaine et m’a notamment fait penser à l’ambiance des morceaux les plus cultes de Malevolent Creation, ce qui est loin d’être insultant, bien au contraire. Ici, rapidité et brutalité riment avec qualité d’exécution et efficacité. Très peu de temps morts et le rouleau compresseur musical est en plus agrémenté d’une bonne présence scénique, notamment de leur frontman qui arpente sans relâche la scène pour en occuper l’espace tout en libérant toute sa puissance vocale.
Le public ne s’y est pas trompé et la ruée vers le stand a été immédiate après leur show.
Un peu trop confiant, j’ai voulu attendre qu’il y ait moins de monde en me disant que de toute façon plus grand monde n’achète de CDs… Bien mal m’en a pris puisque le groupe a épuisé tout le stock de son EP et de son album immédiatement à la suite de sa magistrale prestation. L’avenir s’annonce radieux pour Warside, nouveau fleuron de la scène death metal française, et ce n’est pas l’annonce de leur tournée en Asie aux côtés d’Archspire qui va me contredire.

Brutal Sphincter (17h45 – 18h25)

Si la veille, il nous a fallu attendre la tête d’affiche pour voir débouler un groupe étranger sur scène, aujourd’hui cela arrive beaucoup plus tôt avec ce groupe qui nous vient de très très loin… Du trou du cul du monde peut-être, si l’on s’en réfère à leur nom ? Eh bien non, pas tant que ça, puisque Brutal Sphincter nous vient de Belgique et parle la même langue que nous avec un petit accent charmant. Les Liégeois s’emparent de la scène avec un plaisir non dissimulé et à défaut de nous faire chauffer des gaufres, enflamment le pit en proposant même un circle-pit 100 % féminin… Car Brutal Sphincter n’est pas seulement l’union de 5 gars drôles, c’est aussi un groupe engagé et enragé contre la merde qui gangrène notre société. S’ils abordent la plupart des sujets de société (sexisme, racisme…) avec légèreté et humour, c’est avec une base musicale solide et puissante qu’ils distillent leur goregrind qui vire souvent au brutal death. Cela avec l’aide de leurs 2 chanteurs surexcités qui font participer le public à leurs idées les plus délirantes comme celle de tenter de faire un triangle pit au lieu d’un circle pit… Pas très efficace dans la réalisation comme l’on pouvait s’en douter, mais ils savent mettre l’ambiance et les 40 minutes de set qui pourraient sembler longues avec certains groupes de goregrind passent avec Brutal Sphincter comme une diarrhée aiguë aux toilettes.

Benighted (19h00 – 20h00)
Les chouchous du death/grind français sont là ! Et comme ils le disent eux-mêmes, ils sont un peu à la maison puisqu’ils étaient déjà présents aux 2 premières éditions du Muscadeath en 2004 et que leur présence ici marque leur cinquième programmation sur ce festival. Comme à chacune de leurs prestations, c’est toujours un plaisir de les voir sur scène. Ce soir, il y a comme un goût de victoire à avoir pu défier le sort, après plusieurs concerts annulés en raison de problèmes de santé de Matthias Biechler, batteur qui les avait rejoints il y a seulement un an. C’est Siebe Hermans, actuel batteur de session chez Aborted qui le remplace au pied levé, pour assurer la présence du groupe ce soir et comme le dit l’affiche qu’il tenait à la fin du concert : il a survécu à un show de Benighted en tant que batteur !!!
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a même fait plus que survivre, car même si les regards complices de Pierre Arnoux, le bassiste, ont dû régulièrement le rassurer et lui donner des repères pour certains passages compliqués (qu’il se rassure, pour le commun des mortels, c’est infaisable), le groupe a grâce à lui pu assurer une prestation puissante et efficace, à laquelle le fidèle public de Benighted est habitué. Comme d’habitude le rouleau compresseur a fait son travail, avec toute la folie qu’on lui connaît que ce soit dans la voix de Julien Truchan ou dans les riffs de guitares frappadingues d’Emmanuel Dalle. Bref, un show comme on les aime… Fou, intense, technique, bourrin et en osmose avec son public.

Master (20h30 – 21h15)

Les doyens de la soirée death metal montent sur scène… 41 ans de bons et loyaux services de la part de ces Américains et leur prestation ce soir rentre dans le cahier des charges. Une prestation thrash/death comme on les aime, puissante et brillamment emmenée par sa section rythmique et surtout son leader Paul Speckmann (seul rescapé du line-up d’origine). Alors certes, c’est dur de passer après Benighted, mais les amateurs sont bien présents dans la salle pour soutenir ce groupe à la longévité rare. Le trio nous donne tout ce qu’il a dans les tripes et même si je ne me délecte pas particulièrement de l’écoute de leurs albums à la maison, il faut bien avouer que leurs riffs sont très efficaces en live et la voix purement dégueulasse de Paul, tout comme le son reconnaissable de Master, a influencé pas mal d’autres groupes, contribuant ainsi à forger ce genre musical qui nous est si cher. On ne peut que saluer l’initiative du Muscadeath de nous donner l’occasion de voir ce groupe respectable et assez rare en France, puisque leur dernier passage sur notre territoire remontait à 2019.

Vomitory (21h45 – 22h30)

Le groupe suivant n’est pas tout jeune non plus, mais passe nous rendre visite nettement plus souvent, il faut dire que la Suède est plus proche et qu’ils semblent un peu boulimiques de la scène. Je parle bien sûr de Vomitory et de son gros death metal classique qui, à l’image de ses albums, nous offre une prestation bête et méchante. Alors bien sûr, ça envoie du gros son, ça joue des solos endiablés, mais malgré tout, il manque un soupçon de quelque chose pour que la magie opère sur moi. Bien sûr, il en faut pour tous les goûts et ce qui est trop classique pour moi est bien évidemment trop bon pour les plus férus du genre et c’est tant mieux ! Après tout, nous avons chacun nos groupes fétiches dans des registres parfois proches, sans savoir expliquer pourquoi nous en aimons un plus qu’un autre. En tout cas, loin de moi l’idée de dénigrer Vomitory car si leur son ne m’a pas atteint, leur prestation était en revanche tout à fait honorable et énergique… C’était peut-être simplement pour moi le groupe de trop avant de pouvoir enfin savourer la tête d’affiche de la soirée !

Decapitated (23h00 – 00h15)

Le temps d’un tirage au sort pour découvrir l’heureuse gagnante de la guitare de Christian Andreu (oui nous parlons bien du guitariste de Gojira, qui ne pouvait pas être présent ce soir) et voilà enfin nos Polonais préférés de la soirée… Comment ça ce sont les seuls ? Oui, et alors… Ne me demandez pas de choisir mon groupe de death metal polonais préféré, le choix est trop difficile. En tout cas, Decapitated est indéniablement un des premiers noms qui vient en tête pour ce genre et ce pays. Force est de constater qu’ils sont en forme et vont qui plus est se faire vite embarquer par l’ambiance surchauffée de la salle ! Je ne vous en ai pas parlé jusqu’à maintenant, mais l’une des particularités de la scène du Muscadeath, c’est qu’elle n’a pas de crash barrière, pas de délimitation entre le public et la scène et il n’est pas rare que quelques metalheads montent dessus, pour se jeter dans le public, ou tout simplement venir headbanguer près de leurs idoles pendant quelques secondes. Si cela a semblé tout d’abord surprendre le chanteur Eemeli Bodde, il s’est ensuite rapidement pris au jeu et s’est nourri de cette énergie livrée par le public de manière globale, puisque côté fosse, l’heure n’était pas non plus à la sieste ! Pour revenir à leur chanteur, arrivé en 2024 pour remplacer Rafał « Rasta » Piotrowski, j’avais quelques petites craintes qu’il arrive à remplacer la puissance vocale et le charisme de celui-ci… Les craintes sont maintenant balayées, puisqu’il s’est très bien intégré au groupe et s’intègre totalement dans l’énergie et la technicité nécessaires chez Decapitated. La set-list ratisse assez large pour satisfaire tout le monde et les morceaux s’enchaînent sans temps morts et avec une efficacité indéniable. Ils ne l’ont pas volée leur place en tête d’affiche et encore une fois les organisateurs du Muscadeath peuvent être félicités pour leurs choix de programmation.

Decapitated – Summer Breeze 2026 – ARTE Concert
Infern (00h45 – 01h30)

Pour accepter de passer après les monstres polonais, il faut être de sacrés tarés et de sacrés fêtards. Les Bretons d’Infern sont les deux et n’ont aucunement l’intention de se laisser intimider par le fait de passer après la tête d’affiche… Ce qui tombe bien car après cette branlée monumentale, le public a encore le cœur à la fête et de l’énergie à dépenser pour rendre la pareille à l’énergie débordante du death old school délivré par le groupe. On pense parfois à Obituary, avec quelques relents de Bolt Thrower, en les écoutant… Forcément le groove et la violence font mouche pour nous faire remuer nos nuques une dernière fois avant le retour à la réalité !

C’est ainsi que s’achève cette édition du Muscadeath. Un festival à taille humaine avec une seule scène et donc des pauses d’une trentaine de minutes entre chaque groupe. Le format est idéal pour des musiques extrêmes et fort bien pensé, d’autant que la programmation cette année était assez incroyable, de par la qualité de tous les groupes présents. Même ceux auxquels j’ai moins accroché avaient une vraie proposition artistique et tous méritent le respect. Bien sûr, tout ceci ne serait pas réalisable et ne durerait pas depuis si longtemps sans une superbe équipe de bénévoles et de techniciens présents sur place. Chacun contribuant à son échelle à rendre ce week-end des plus agréables. Même si 700 kilomètres me séparent de ce festival, il y a fort à parier que j’y retournerai vu la qualité des affiches et l’accueil, et je ne peux que vous inviter à surveiller la programmation de la prochaine édition pour tenter vous aussi l’aventure !



